Tourisme
Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs de cet article est disponible ici.

Impact social et écologique

Le tourisme est souvent une ressource économique locale mais qui parfois ne profite que peu aux populations autochtones et qui ne génère pas que des impacts positifs.

Impact social et culturel

Le tourisme (Le tourisme est le fait de quitter son domicile, pour des raisons personnelles, pour une durée supérieure à 24 heures. Ce qui implique la consommation d'une nuitée...) peut générer des impacts "collatéraux" sociaux-culturels (perte d'identité, acculturation, prostitution, folklorisation des sociétés traditionnelles, « consommation des mœurs »...)

Impact écologique

On distingue généralement trois types d'impacts environnementaux

La dégradation des milieux naturels

Ces impacts concernent surtout les dégâts environnementaux non compensés des routes, aménagements hôteliers, urbanisme (L’urbanisme est à la fois un champ disciplinaire et un champ professionnel recouvrant l'étude du phénomène urbain, l'action d'urbanisation et l'organisation de la ville et de ses...) touristique, ports, marinas, golfs, pistes de ski, parkings, pollution lumineuse (L’expression pollution lumineuse (light pollution, ou photopollution pour les anglophones) désigne à la fois la présence nocturne anormale ou gênante de...), etc. et sont liés à la consommation de ressources naturelles pas ou peu renouvelables et à la surfréquentation ou destruction d'habitats et milieux naturels ou terres cultivables.

Par exemple :

  • la pollution (La pollution est définie comme ce qui rend un milieu malsain. La définition varie selon le contexte, selon le milieu considéré et selon ce que l'on peut entendre par malsain [1].) et nuisances (déchets laissés par les touristes, bruit (Dans son sens courant, le mot de bruit se rapproche de la signification principale du mot son. C'est-à-dire vibration de l'air pouvant donner lieu à la...) et dérangement),
  • la consommation d'espaces,
  • la surexploitation des ressources (tourisme de chasse et pêche, récolte d'espèces rares, coquillages, animaux empaillés, etc.), consommation de viande de brousse,
  • dégradation ou destruction d'écosystèmes et de paysages, en particulier littoraux, par surfréquentation ou suite aux aménagements et constructions touristiques.
  • privatisation du patrimoine.

"Empreinte écologique (L’empreinte écologique vise à traduire de manière facilement compréhensible l’impact d’activités humaines sur les écosystèmes et la planète. Elle se mesure généralement en...)" liée aux transports

L'empreinte écologique individuelle des touristes croît rapidement, de même que le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de touristes circulant dans le monde (Le mot monde peut désigner :) (Exemple : doublement en France de 1964 à 2004, passant de 200 à plus de 400 millions de touristes/an).
Certaines formes de tourisme ont une empreinte énergétique particulièrement élevée (transports aériens, grandes croisières, etc.).
À titre d'exemple, une étude a montré qu'en 2006, rien que le transport (Le transport, du latin trans, au-delà, et portare, porter, est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre.) généré par les touristes français a généré 6 % des émissions de gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la matière n'a pas de forme propre ni de volume propre : un...) à effet de serre (L'effet de serre est un processus naturel qui, pour une absorption donnée d'énergie électromagnétique, provenant du Soleil (dans le cas des corps du système solaire) ou d'autres étoiles (dans le cas...) (GES) du pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²),...). 5 % des touristes ont émis 50 % du total ( Total est la qualité de ce qui est complet, sans exception. D'un point de vue comptable, un total est le résultat d'une addition, c'est-à-dire une somme. Exemple : "Le total des dettes". En...) des émissions liées au tourisme (rien qu'en se transportant sur leur lieu de vacances), et 10 % des touristes ont émis près des deux tiers des GES ». (environ 3 millions de personnes qui ont émis 15 millions de tonnes de gaz à effet de serre). Toujours selon cette étude, en 40 ans, le touriste français moyen a beaucoup évolué. Ses séjours sont plus courts (passant de 20 à 12 jours), mais plus nombreux (de 1,5 en 1968 à 2,2 en 2008) et plus lointains (+ 12 % à 19 % de séjours à l'étranger).

L'avion (Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l'air, entraîné par un organe moteur (dans le cas d'un engin sans...) est le premier contributeur aux émissions de GES des touristes, bien qu'étant encore le moins utilisé pour se rendre sur le lieu de vacances (Les vacances (au pluriel, du latin vacare, « être sans ») sont une période de temps (de quelques jours, semaines, voire mois) pendant laquelle une personne cesse son activité habituelle (professionnelle,...). En 2006, 7 % des touristes ont pris l'avion, contre 75 % qui ont utilisé leur voiture; pourtant ces avions ont produit 62 % des émissions de GES, soit 18,5 millions de tonnes, contre « une dizaine de millions de tonnes » pour la voiture (36% des émissions totales). Les voyages de France vers des pays lointains (hors Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du continent eurasiatique, voire comme une des...) et Maghreb) n'ont représenté qu'environ 2% de la totalité des séjours de 2006, mais ont émis 43 % des émissions du tourisme, soit 13 millions de tonnes de GES. Les séjours en France métropolitaine (La France métropolitaine, parfois raccourcie en Métropole, est dans le langage courant la partie européenne de la France, c'est-à-dire le territoire continental et les îles proches (de l'océan Atlantique, de la...) ont représenté 36 % des émissions de GES (10,7 millions de tonnes). Les trajets vers le Maghreb et l'Europe ont compté pour 21 % des émissions (6 millions de tonnes de CO2). Ce bilan ne tient pas compte des impacts liés à la construction des routes, parkings et aménagements touristiques ni du tourisme d'affaire qui s'il avait été intégré dans cette étude aurait porté la part du transport (Le transport est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre, le plus souvent en utilisant des véhicules et des voies de communications (la route, le canal ..). Par assimilation, des actions de...) touristique non pas à 6 % du total des émissions françaises, mais à 8 %.

La visite de grands sites naturels (quatrième place dans les activités liées aux déplacements les plus émetteurs) a en 2006 généré en moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient...) 457 kg de GES par séjour, ce qui est le triple d'un séjour moyen. En France, les transports vers les zones de sports d'hiver (L'hiver est une des quatre saisons des zones tempérées.) génèreraient de moindres émissions de GES, grâce au TGV (Le TGV est une rame automotrice électrique d'origine française apte à circuler à des vitesses supérieures à 320 km/h en exploitation, mise au point par la SNCF et...) et à des destinations plus proches (limitées au territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept est utilisé par d'autres sciences...) français).

"Empreinte écologique" liée aux activités sur place

Le nautisme à voile ou motorisé, la chasse, le quad, la motoneige (Une motoneige (également appelée scooter des neiges en France) est un petit véhicule motorisé, mu à l'aide d'une ou deux chenilles, et équipé de...), la pêche au gros, les safaris, la plongée sous-marine (La plongée sous-marine consiste, en général, à explorer le monde sous-marin équipé d'un scaphandre autonome spécifique composé généralement d'une combinaison...), ou même le surf ainsi que certains modes de logements (hôtels de luxe, climatisation (La climatisation est la technique qui consiste à modifier, contrôler et réguler les conditions climatiques (température, humidité, niveau...), etc.) peuvent encore fortement augmenter l'impact écologique et énergétique du tourisme, ainsi que sa contribution à l'effet de serre (Une serre est une structure généralement close destinée à la production agricole. Elle vise à soustraire aux éléments climatiques les cultures produites pour l'alimentation ou le...). L'étude a ainsi montré que la minorité de touristes séjournant dans des hôtels trois étoiles et plus ou dans des clubs de vacances sont aussi ceux dont le déplacement ( En géométrie, un déplacement est une similitude qui conserve les distances et les angles orientés. En psychanalyse, le déplacement est mécanisme...) a été (en 2006) le plus producteur de GES (36% du total des émissions générées par le transport touristique). Au contraire, les vacances dites "familiales" ont générés proportionnellement beaucoup moins de carbone (Le carbone est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole C, de numéro atomique 6 et de masse atomique 12,0107.) (moins de 100 kg par séjour pour une famille résidant chez des amis ou dans la famille, mais ces derniers types de touristes font des séjours plus fréquents notent les auteurs de l'étude). Selon une autre étude, en France et en 2006, les déplacements automobiles de proximité ou moyenne distance, des week-end et vacances ont représenté 16% des émissions annuelles de CO2 des véhicules particuliers.

Des formes de tourisme durable ou de tourisme solidaire tentent de limiter ces impacts et/ou les compenser (compensation carbone, tourisme éthique, etc.), voire souhaitent avoir davantage d'impacts positifs que négatifs écotourisme.

Page générée en 0.256 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique