Le Postmodernisme part de la perception qu’il a d’un échec du Mouvement moderne. Les préoccupations de ce dernier quant au fonctionnalisme (technique, économique et philosophico-moral) avait conduit le Mouvement moderne à penser l’ornement comme élément à bannir : ainsi donc tous les bâtiments devaient être habillés de la froide apparence rationnelle. Le Postmodernisme pensait au contraire que ces bâtiments échouaient dans leur quête de satisfaire les besoins humains de confort et de beauté pour le corps et les yeux. Le Modernisme n’a pas satisfait le désir de beauté sensible ou académique. Le problème s’est accru lorsque des bâtiments déjà monotones se sont transformés en taudis. Le Postmodernisme pensa résoudre le problème en réintroduisant l’ornementation et le décor pour « ré-enchanter » ces quartiers. La forme architecturale ne fut plus définie uniquement par ses nécessités fonctionnelles, elle put (enfin) re-devenir ce que l’architecte postmoderniste trouvait agréable qu’elle soit dans l'utilisation d'un vocabulaire d'apparat donnant bonne tournure associé au vocabulaire de construction.