Mar Chiquita - Définition

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Importantes variations de salinité

Les précipitations dans les régions drainées par le Río Dulce principal affluent de la Mar Chiquita sont très variables. Donc le débit du fleuve l'est tout autant sinon plus, ainsi que les quantité d'eau douce qu'il lui fournit.

Ainsi les débits moyens du Río Dulce, relevés à Los Quiroga en amont de Santiago del Estero à près de 400 kilomètres de son embouchure dans le lac, étaient les suivants :

  • Période de 10 ans 1977-1986 : 146 m³/s
  • Période précédente de 9 ans 1968-1976 : 50 m³/s
  • dont période de 6 ans 1968-73 : 39 m³/s
  • et dont période de 3 ans 1974-76 : 98 m³/s

Or Los Quiroga est très éloignée de la Mar Chiquita, et la rivière perd beaucup de volume tout au long de son trajet, soit par infiltration dans le sous-sol, alimentant ainsi l'aquifère Guarani, soit dans des marais par évaporation (intense en ces régions), soit encore par l'utilisation par l'homme en agriculture irriguée ou besoins domestiques et industriels. Si bien qu'il faut compter un débit diminué d'au moins 30 à 40 m³/s à l'embouchure du Río Dulce.

Ce qui fait que l'apport de cette rivière est passé de près de zéro à plus ou moins 130 m³/sec. entre la fin des années 1960 et la période 1977-1986 c’est-à-dire 41 milliards de m³ en dix ans pour le seul Río Dulce, chiffre qu'il faut multiplier par deux au moins pour les autres affluents et apports. Cette situation a fait que le niveau du lac s'est élevé de neuf mètres entre ces deux périodes et que la salinité a diminué de 275 à 29 grammes par litre ce qui constitue une variation énorme en peu de temps.

Tourisme

Le lac Mar Chiquita est une zone touristique encore peu connue et non exploitée de façon satisfaisante comme son potentiel le permettrait. Elle a un véritable aspect de mer intérieure (le vent provoque des vagues élevées), des paysages très intéressants et un climat excellent.

Les côtes occidentales et septentrionales sont pratiquement inhabitées car extrêmement peu élevées donc sujettes à l'envahissement des eaux, et pour cette raison elles présentent des paysages naturels vierges et fort difficiles d'accès.

En revanche sur toute la côte sud des localités se sont développées, dont les ressources sont liées au tourisme : Miramar, Balnearía, Marrull, La Para, Altos del Chipión, etc.

À l'est on peut visiter l'antique cité de Morteros (fondée comme fortin au XVIIe siècle et constituant un but d'excursion).

Faune et Flore

Elles sont toutes deux fort variables en fonction du niveau des eaux et surtout de sa teneur en sel.

Montée des eaux de la Mar Chiquita en 1989

Conséquences de la montée des eaux

En conséquence de la hausse du niveau de l'eau, les îles avec des plages propices pour la reproduction des flamants furent inondées . Les flamants austraux, très abondants jusqu'alors interrompirent leur nidification à partir de 1977. Bien que les adultes continuèrent à être présents dans la région, on ne vit plus de nids jusqu'en 1992. À ce moment les eaux se stabilisèrent, on vit réapparaitre les îles aux plages propices et les flamants commencérent à nidifier à nouveau

Quant à la salinité de l'eau, lorsqu'elle baisse, bien des êtres vivants habitués à l'eau salée peuvent disparaître et en même temps des poissons peuvent envahir l'eau et rivaliser avec les flamants pour la nourriture. Ainsi le micro crustacé du genre Artemia, l'espèce la plus abondante dans les eaux a franchement disparu. Par contre le changement des conditions du milieu a permis que le lac soit envahi par le « pejerrey » (nom local d'un poisson de la famille des atherinopsidae, l'odontesthes bonariensis), une espèce de fort bon rendement commercial.

Espèces actuelles

Flamants des Andes

Bien que constituant en soi un écosystème unique, la lac de Mar Chiquita se trouve dans le secteur le plus méridional du Gran Chaco austral, là où le biome du Chaco se transforme en celui de la Pampa. La végétation de ses côtes est halophile (c’est-à-dire vivant sur sol salé), mais très rapidement, en s'éloignant des rives, on rencontre des bois naturels de chañars (ou Geoffroea decorticans, arbuste à fruits de la famille des papillonidées), de quebrachos, et des îlots de palmiers.

L'avifaune est extrêmement abondante, avec non moins de 350 espèces (c'est l'endroit d'Argentine où l'on rencontre le plus d'espèces d'oiseaux, 25% du total des espèces autochones). On peut y admirer les grandes bandes de flamants, diverses espèces de canards, des hérons, des poules d'eau, des perroquets loros, ainsi que des oiseaux migrateurs comme le faucon pèlerin qui arrive en décembre depuis l'Alaska etc.

Dans ses eaux on trouve des ragondins (appelés localement coipos ou quillás), et on a réintroduit des caïmans yacarés.

Tout cela a amené les autorités à constituer une Réserve provinciale, comprenant la majeure partie du lac de Mar Chiquita ainsi que les bañados du Río Dulce. Le projet ou l'intention de transformer cette réserve en Parc National existe également.

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