Kératocône - Définition et Explications

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Introduction

Le kératocône (du grec kerato, corne, cornée et konos, cône) est une maladie dégénérative de l'œil qui se traduit par une perte de la sphéricité de la cornée qui prend alors la forme d'un cône.

Le kératocône (Le kératocône (du grec kerato, corne, cornée et konos, cône) est une maladie dégénérative de l'œil qui se traduit par une perte de la sphéricité de la cornée qui prend alors la forme...) peut causer des distorsions substantielles de la vision, conduisant à des images multiples, des stries et une hyper-sensibilité à la lumière (La lumière est l'ensemble des ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des longueurs d'onde de 380nm (violet) à 780nm (rouge). La lumière est intimement...). Le kératocône est la plus commune des dystrophies de la cornée. Cette maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) affecte moins d'une personne sur deux mille (reconnue comme étant une maladie rare) et semble toucher (Le toucher, aussi appelé tact ou taction, est l'un des cinq sens de l'homme ou de l'animal, essentiel pour la survie et le développement des êtres vivants,...) toutes les catégories de population dans le monde (Le mot monde peut désigner :), bien que sa prévalence soit plus prononcée dans certains groupes ethniques.

La maladie est typiquement diagnostiquée durant l'adolescence du patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué un...) et atteint son stade (Un stade (du grec ancien στ?διον stadion, du verbe ?στημι istêmi, « se tenir droit et ferme ») est un équipement sportif.) le plus avancé vers 20-30 ans.

Le kératocône est une maladie peu connue et dont les causes sont incertaines. Sa progression après le diagnostic (Le diagnostic (du grec δι?γνωση, diágnosi, à partir de δια-, dia-, „par, à travers, séparation,...) reste imprévisible. Si elle touche les deux yeux, la détérioration de la vision peut affecter la capacité du patient à conduire une voiture ou à lire normalement. Dans la plupart des cas, les verres correcteurs (ou par des verres de contact) sont assez efficaces pour permettre au patient de continuer à conduire légalement et à retrouver une activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) normale. Une progression plus importante de la maladie peut mener à une intervention chirurgicale comprenant notamment les greffes cornéennes. En dépit de ces incertitudes, le kératocône peut être contrôlé avec succès avec une variété de techniques médicales ou chirurgicales, souvent avec peu ou pas d'affaiblissement de la qualité de vie (La qualité de vie d’une population est un enjeu majeur en sciences économiques et en science politique. On utilise les notions proches d’utilité et de bien-être. Elle est mesurée par de nombreux indicateurs...) du patient.

Historique

Practical observations on conical cornea, le texte fondateur de Nottingham (Nottingham est une ville située dans l’Est des Midlands en  Angleterre. Elle était à l'origine, dénommée Snotingeham....) sur le kératocône, 1854

C'est dans une dissertation doctorale de 1748 que l'oculiste allemand Burchard Mauchard fournit la plus ancienne description du kératocône qu'il appelle staphyloma diaphanum. Cependant, une description claire de cette maladie n'est donnée (Dans les technologies de l'information, une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction, d'un événement, etc.) qu'en 1854 lorsque le britannique John Nottingham en fait la distinction parmi d'autres anévrismes de la cornée. Nottingham rapporte les cas de cornée sphérique qui ont retenu son attention et décrit plusieurs caractéristiques classiques de la maladie telles que la vision double (diplopie), la faiblesse de la cornée, et la difficulté de conserver des verres correcteurs pour la vision du patient. En 1859, le chirurgien britannique William Bowman utilise un ophtalmoscope (inventé par le physicien (Un physicien est un scientifique qui étudie le champ de la physique, c'est-à-dire la science analysant les constituants fondamentaux de l'univers et les forces qui les relient. Le mot physicien dérive du grec, qui...) allemand Hermann von Helmholtz) pour diagnostiquer le kératocône, et décrit comment incliner le miroir (Un miroir est un objet possédant une surface suffisamment polie pour qu'une image s'y forme par réflexion et conçu à cet effet. C'est souvent une couche métallique fine, qui, pour être...) de l'instrument de manière à mieux distinguer la forme conique (Les coniques constituent une famille très utilisée de courbes planes algébriques, qui peuvent être définies de plusieurs manières différentes,...) de la cornée. Bowman essaye également de restaurer la vision en tirant sur l'iris à l'aide d'un fin crochet inséré à travers la cornée et en étirant la pupille (Dans l'œil, la pupille est le trou situé au milieu de l'iris. Il nous apparaît noir étant donné que la majorité de la lumière entrant à l'intérieur de l'œil est...) selon une fente sténopéique verticale (La verticale est une droite parallèle à la direction de la pesanteur, donnée notamment par le fil à plomb.) (forme que l'on peut observer chez le chat (Le chat domestique (Felis silvestris catus) est un mammifère carnivore de la famille des félidés. Il est l’un des principaux animaux de compagnie et compte aujourd’hui une cinquantaine de races...), par exemple). Il rapporte qu'il a obtenu un succès avec cette technique en restaurant la vision d'une femme de 18 ans, jusque là incapable de compter sur ses doigts à une distance de 20 cm. En 1869, lorsque le pionnier suisse de l'ophtalmologie (L’ophtalmologie est la branche de la médecine chargée du traitement des maladies de l’œil et de ses annexes. C’est une spécialité médico-chirurgicale.) Johann Horner rédige une thèse (Une thèse (du nom grec thesis, se traduisant par « action de poser ») est l'affirmation ou la prise de position d'un locuteur, à l'égard du sujet ou du...) intitulée sur le traitement du kératocône, la maladie a déjà acquis sa dénomination actuelle. Le traitement à cette époque, approuvé par le principal ophtalmologue allemand Albrecht von Gräfe, est une tentative pour reformer physiquement la cornée par cautérisation chimique via une solution de nitrate (Les nitrates (autrefois nommés nitre, souvent synonyme de salpêtre) sont les sels de l'acide nitrique. La formule chimique de l’ion nitrate est NO3−.) d'argent (L’argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du latin Argentum — et de numéro atomique 47.) et l'application d'un agent amenant à la contraction de la pupille (myosis) par l'application d'une pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.). En 1888, le traitement du kératocône devient l'une des premières applications pratique des verres de contact récemment mis au point (Graphie) par le physicien français Eugène Kalt qui fabrique une coquille de verre (Le verre, dans le langage courant, désigne un matériau ou un alliage dur, fragile (cassant) et transparent au rayonnement visible. Le plus souvent, le verre est constitué...) améliorant la vision en comprimant la cornée en une forme plus régulière.

Depuis le début du 20e siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une génération humaine et faisait 33...) la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne également...) sur le keratocône a amélioré la compréhension de la maladie et considérablement augmentée la gamme des options de traitement.

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