Johannes Kepler - Définition et Explications

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Hommages

  • L’astéroïde (1134) Kepler a été nommé en son honneur. Il existe un cratère Kepler sur la Lune et un sur Mars. Kepler Dorsum est une dorsale de Phobos satellite de Mars.
  • La supernova SN 1604, a été aussi appelée Supernova (Une supernova est l'ensemble des phénomènes conséquents à l'explosion d'une étoile, qui s'accompagne d'une augmentation brève...) de Kepler, ou Étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une énorme boule de plasma comme le Soleil, qui est l'étoile la plus proche de la Terre.) de Kepler, car restée visible un an après son explosion (Une explosion est la transformation rapide d'une matière en une autre matière ayant un volume plus grand, généralement sous forme de gaz. Plus cette transformation...) de 1604, Kepler en rédigea la description la plus précise.
  • La NASA (La National Aeronautics and Space Administration (« Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace ») plus connue sous son abréviation NASA, est l'agence gouvernementale responsable du programme...) a donné son nom au télescope spatial (Un télescope spatial est un télescope placé au delà de l'atmosphère. Le télescope spatial présente l'avantage par rapport à...) Kepler qui a pour mission pendant quatre ans de détecter des exoplanètes telluriques et autres petits corps orbitant près des étoiles de notre galaxie (Une galaxie est, en cosmologie, un assemblage d'étoiles, de gaz, de poussières et de matière noire et contenant parfois un trou noir supermassif en son centre.), la Voie lactée. Le télescope (Un télescope, (du grec tele signifiant « loin » et skopein signifiant « regarder, voir »), est un instrument d'optique permettant d'augmenter la luminosité ainsi...) a été lancé le 7 mars 2009.
  • Paul Hindemith a créé un opéra basé sur la vie (La vie est le nom donné :) de Kepler : Die Harmonie der Welt.
  • Le véhicule (Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d'un point à un autre.) de ravitaillement spatial automatique (L'automatique fait partie des sciences de l'ingénieur. Cette discipline traite de la modélisation, de l'analyse, de la commande et, de la régulation des systèmes dynamiques. Elle a pour...) européen ATV 2 est nommé Johannes Keppler.
  • Robert Slimbach a créé une police de caractères portant le nom de Kepler, pour le compte d'Adobe.

Kepler précurseur de la science-fiction

Kepler est parfois considéré comme un précurseur des romans de science-fiction avec l'écriture de Somnium, seu opus posthumum de astronomia lunari. Dans cet ouvrage publié à titre posthume en 1634 par son fils Ludwig, Kepler essaie de diffuser la doctrine copernicienne en détaillant la perception du monde (Le mot monde peut désigner :) pour un observateur assis sur la Lune (La Lune est l'unique satellite naturel de la Terre et le cinquième plus grand satellite du système solaire avec un diamètre de 3 474 km. La distance moyenne séparant la Terre de la Lune est de 384 400 km (soit un...). Il explique que « le but de [son] Songe est de donner un argument en faveur du mouvement de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus grande et la plus massive des quatre...) ou, plutôt, d'utiliser l'exemple de la Lune pour mettre fin aux objections formulées par l'humanité dans son ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble),...) qui refuse de l'admettre. »

Ouvrages de Kepler

Bibliographies de Kepler

  • Caspar (Max), Bibliographia Kepleriana, 2e ed. Martha List. München : C.H. Beck, 1968.
  • Hamel (Juergen), Bibliographia Kepleriana. Ergänzungsband zur zweiten Auflage. München : C.H. Beck, 1998. .

Chronologie et traductions françaises existantes

  • 1596, Mysterium Cosmographicum, sur la relation entre les distances des planètes et les cinq solides de Platon (Platon (en grec ancien Πλάτων / Plátôn), Athènes, 428 - 427 av. J.-C., 347 - 346 av. J.-C., est un philosophe grec, contemporain de la...). Seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d'arc est...) édition en 1621. Traduction française : Le secret du monde, tr. Alain Philippe Segonds (Paris : les Belles Lettres, 1984). . Le secret du monde, TEL n°228, 1993, ed. Gallimard.
  • 1601 ?, Contra Ursum. Traduction française in : La guerre des astronomes. La querelle au sujet de l'origine du système géo-héliocentrique à la fin du XVIe siècle. Vol. 2, Le Contra Ursum de Kepler ; par Nicholas Jardine et Alain Philippe Segonds. (Paris : Les Belles Lettres, 2008). .
  • 1601, De fundamentis astrologiae certioribus, sur l’astrologie. Traduction en anglais par J.V. Field, A Lutheran Astrologer : Johannes Kepler in Archive for History of Exact Sciences Berlin, 1984, vol. 31, no3, pp. 189-272 (3 p. 2/3)
  • 1604, Astronomia pars Optica, sur l’optique et la vision. Traduction française partielle : Paralipomènes à Vitellion, tr. Catherine Chevalley (Paris : J. Vrin, 1980).
  • 1606, De Stella nova in pede serpentarii, sur la supernova de 1604.
  • 1609, Astronomia Nova, énonce les deux premières lois fondamentales.
    • Alexandre Koyré (Alexandre Koyré (1882, Taganrog, Russie – 1964, Paris) est un philosophe français d’origine russe.), La révolution astronomique. Copernic, Kepler, Borelli. Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les confluents de la Marne et de la...), Hermann, 1961. Traduction quasi intégrale (Une intégrale est le résultat de l'opération mathématique, effectuée sur une fonction, appelé intégration. Une intégrale est donc composée d'un intégrande (la fonction à...) de la partie sur les forces magnétiques.
    • Jean Képler, Jean Peyroux (trad.), Astronomie nouvelle (Astronomia nova), Paris, librairie A. Blanchard, 1979.
  • 1609, Strena sive de Nive sexangula. Traduction française : L’étrenne ou neige sexangulaire, tr. Robert Halleux (Paris : J.Vrin-CNRS, 1975). .
  • 1609, Antwort auf Roeslini Diskurs, polémique astrologique avec Helisaeus Röslin.
  • 1610, Tertius interveniens, sur l'astrologie (L‘astrologie est l'ensemble des systèmes de croyances organisés en vue d'obtenir des renseignements sur les phénomènes terrestres à partir de...).
  • 1610, Dissertatio cum Nuncio Sidero, lettre de soutien à Galilée (Galilée ou Galileo Galilei (né à Pise le 15 février 1564 et mort à Arcetri près de Florence, le 8 janvier 1642) est un physicien et astronome italien du XVIIe siècle,...) (que ce dernier rendra publique) avant que Kepler n'ait pu observer par lui-même ces 4 nouvelles « planètes médicéennes » (Galilée n'a pas jugé bon de lui envoyer une lunette de sa fabrication). Traduction française : Discussion avec le messager céleste, par Isabelle Pantin (Paris : les Belles Lettres, 1993).
  • 1611, Narratio de Observatis Quatuor Jovis Satellibus, (rédaction à l'été 1610) récit de l'observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir procuré explique la très grande...) par Kepler des quatre satellites de Jupiter en complément de la théorique Dissertatio. Traduction française : Rapport sur l’observation des satellites de Jupiter, par Isabelle Pantin (Paris : les Belles Lettres, 1993). .
  • 1611, Dioptricae, sur l’optique, les lentilles et l’œil. Théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer, examiner ». Dans le langage courant, une théorie est une idée ou une connaissance spéculative, souvent basée sur l’observation ou...) de la lunette de Galilée suite aux hypothèses de l' Astronomia pars Optica.
  • 1614, De Vero Anno quo Aetermus Dei Filius Humanam Naturam in Utero Benedictae Virginis Mariae Assumpsit, travail sur l’année de naissance du Christ.
  • 1615, Stereometria doliorum vinarorum, sur les unités de mesures usuelles dans le commerce.
  • 1617-1621, Epitome Astronomiae Copernicanae. Présentation pédagogique de l'astronomie copernicienne sous forme de questions - réponses, et application des 2 lois découvertes avec Mars dans l'Astronomia Nova à toutes les planètes du système solaire (Le système solaire est un système planétaire composé d'une étoile, le Soleil et des corps célestes ou objets définis gravitant...).
  • 1619, De cometis libelli tres. Astronomicus (Physicus, Astrologicus), 3 traités sur les comètes, suite à la comète (En astronomie, une comète est un petit astre brillant constitué de glace et de poussière du système solaire, dont l'orbite a généralement la forme d'une...) de 1618. 2 de ces traités ont été écrits une douzaine d'années plus tôt mais n'avaient pas été publiés. Avec sa rigueur habituelle, Kepler les reproduit intégralement et les commente. 3 thèmes sont abordés : astronomique, physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique...), astrologique.
  • 1619, Harmonice Mundi, énonce la troisième loi fondamentale (En musique, le mot fondamentale peut renvoyer à plusieurs sens.) et théorie sur l’harmonie musicale.
  • 1620, Astrologicus, réflexions sur l’astrologie.
  • 1624, Chilias logarithmorum, table de logarithmes.
  • 1627, Tabulae Rudolphinae, tables de positions fondées sur les observations de Tycho Brahe (Tycho Brahe (Tyge Ottesen Brahe), dit Le noble Danois ou L’homme au nez d’or (14 décembre 1546 — 24 octobre 1601), est un astronome danois originaire de Skaneland...).
  • 1634, Somnium, seu opus posthumum de astronomia, posthume, récit fantastique d’un voyage (Un voyage est un déplacement effectué vers un point plus ou moins éloigné dans un but personnel (tourisme) ou professionnel (affaires). Le voyage s'est...) de la Terre à la Lune. Traduction française : Le Songe ou Astronomie lunaire, par Michele Ducos (Nancy : Presses universitaires de Nancy, 1984). .

Œuvres complètes

L’édition de référence des œuvres complètes est en cours de publication à Munich, chez l’éditeur Beck :

  • Kepler, Gesammelte Werke, hrsg. Max Caspar, Walther von Dyck. München : C.H. Beck, 1938 ss.
  • Vol. 1, Mysterium cosmographicum. De stella nova ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1938 ; Neudr. 1993. 508 S. ISBN 3-406-01639-1.
  • Vol. 2, Astronomiae pars optica. Ad Vitellionem Paralipomena ; hrsg. Franz Hammer. München : C.H. Beck, 1939. 465 S.
  • Vol. 3, Astronomia nova aitiologetos seu Physica coelestis ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1938. 487 S.
  • Vol. 4, Kleinere Schriften. Dioptrice ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1941. 524 S.
  • Vol. 6, Harmonices Mundi libri V ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1940 ; Neudr. 1990. 562 S. ISBN 3-406-01648-0.
  • Vol. 7, Epitome Astronomiae Copernicanae ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1953. 617 S.
  • Vol. 8, Mysterium cosmographicum. De cometis. Tychonis Hyperaspites ; hrsg. Franz Hammer. München : C.H. Beck, 1963. 516 S.
  • Vol. 9, Mathematische Schriften ; hrsg. von Franz Hammer. München : C.H. Beck, 1955. 2e éd. 2000. 560 S. ISBN 3-406-01655-3.
  • Vol. 10, Tabulae Rodolphinae ; hrsg. Franz Hammer. München : C.H. Beck, 1969.
  • Vol. 11-1, Ephemerides novae motuum coelestium ; hrsg. Volker Bialas. München : C.H. Beck, 1983. 596 S. ISBN 3-406-01659-6.
  • Vol. 11-2, Calendaria et Prognostica. Astronomica minora. Somnium seu Astronomia lunaris ; hrsg. Volker Bialas & Helmuth Grössing. München : C.H. Beck, 1993. 561 S. ISBN 3-406-37511-1.
  • Vol. 12, Theologica. Hexenprozess. Gedichte. Tacitus-Uebersetzung; hrsg. Jürgen Hübner, Helmuth Grössing. München : C.H. Beck, 1990. 443 S. ISBN 3-406-01660-X.
  • Vol. 13, Briefe 1590-1599 ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1945. 449 S.
  • Vol. 14, Briefe 1599-1603 ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1949. 520 S.
  • Vol. 15, Briefe 1604-1607 ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1951. 568 S.
  • Vol. 16, Briefe 1607-1611 ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1954. 482 S.
  • Vol. 17, Briefe 1612-1620 ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1955. 535 S.
  • Vol. 18, Briefe 1620-1630 ; hrsg. Max Caspar. München : C.H. Beck, 1959. 592 S.
  • Vol. 19, Dokumente zu Leben und Werk ; hrsg. Martha List. München : C.H. Beck, 1975. 551 S. ISBN 3-406-01674-X.
  • Vol. 20-1, Manuscripta astronomica I ; hrsg. Volker Bialas. München : C.H. Beck, 1988. 591 S. ISBN 3-406-31501-1.
  • Vol. 20-2, Manuscripta astronomica II ; hrsg. Volker Bialas. München : C.H. Beck, 1998. 651 S. ISBN 3-406-40592-4.
  • Vol. 21-1, Manuscripta astronomica III ; hrsg. Volker Bialas, Friederike Boockmann, Eberhard Knobloch [et alii]. München : C.H. Beck, 2002. 651 S. ISBN 3-406-47427-6.
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