Djerba - Définition et Explications

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Architecture et urbanisme

Exemple de maison aux couleurs djerbiennes

Les Djerbiens, ayant eu à subir des attaques répétées venant de la mer tout au long de l'histoire, se sont éloignés des côtes et dispersés dans la campagne (La campagne, aussi appelée milieu rural désigne l'ensemble des espaces cultivés habités, elle s'oppose aux concepts de ville, d'agglomération ou...) à l'intérieur de l'île : le bâti est donc, en général, isolé et dispersé et se structure selon une organisation (Une organisation est) hiérarchique de l'espace basée sur le menzel (Un menzel, terme signifiant « maison » en arabe littéral, est un type d’exploitation agricole et d’habitation typique de l’île...) — terme signifiant « maison » en arabe littéral et décrivant les espaces résidentiels et fonctionnels dans lesquels vivent les familles — qui en constitue la cellule de base et la mosquée qui en est l'élément fédérateur. L'héritage architectural essentiel de Djerba (Djerba, parfois orthographiée Jerba (arabe : جربة), est une île de 514 km2 (25 kilomètres sur 20 et 150 kilomètres de...) réside avant tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) dans ses nombreuses mosquées (plus de 300 avec moins de la moitié encore en usage), la dispersion (La dispersion, en mécanique ondulatoire, est le phénomène affectant une onde dans un milieu dispersif, c'est-à-dire dans lequel les différentes fréquences constituant l'onde ne se...) de l'habitat étant à l'origine de la construction de nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de d'entre elles. À Houmt Souk, il existe plusieurs fondouks à l'architecture (L’architecture peut se définir comme l’art de bâtir des édifices.) particulière réunis dans l'ancien quartier maltais (compris entre la mosquée des Turcs, l'église (L'église peut être :) catholique et l'actuelle rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure les...) de Bizerte) dont certains ont été transformés en petits hôtels ou auberges. Il existait des fondouks chrétiens à Djerba depuis le XIVe siècle.

Les couleurs dominantes des habitations djerbiennes sont le blanc (Le blanc est la couleur d'un corps chauffé à environ 5 000 °C (voir l'article Corps noir). C'est la sensation visuelle obtenue avec un spectre lumineux continu, d'où l'image...) vif pour les murs et les toits et le bleu (Bleu (de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 446 et 520 nm. Elle...) ciel (Le ciel est l'atmosphère de la Terre telle qu'elle est vue depuis le sol de la planète.) ou plus rarement le vert (Le vert est une couleur complémentaire correspondant à la lumière qui a une longueur d'onde comprise entre 490 et 570 nm. L'œil humain possède un récepteur, appelé cône M,...) bouteille pour les portes et fenêtres. D'autres couleurs ont commencé à apparaître depuis l'installation d'habitants venant de l'extérieur de l'île (Une île est une étendue de terre entourée d'eau, que cette eau soit celle d'un cours d'eau, d'un lac ou d'une mer. Son étymologie latine, insula, a donné l'adjectif « insulaire » ; on dit aussi « îlien ».) (en majorité du sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) et du centre-ouest de la Tunisie) et de la construction de maisons « de prestige » par les Djerbiens immigrés. À Djerba, il est interdit de construire plus de deux étages au-dessus du rez-de-chaussée et du sous-sol, ce qui a permis de préserver une certaine harmonie architecturale.

Le développement du tourisme (Le tourisme est le fait de quitter son domicile, pour des raisons personnelles, pour une durée supérieure à 24 heures. Ce qui implique la consommation d'une nuitée...) international sur l'île dès les années 1960 a engendré une modification dans l'organisation traditionnelle de l'espace. Ce phénomène semble avoir amoindri l'espace central de l'île au profit d'une partie des côtes. Beaucoup de champs ont été abandonnés, les jeunes préférant des activités moins pénibles et plus lucratives que l'agriculture et la main (La main est l’organe préhensile effecteur situé à l’extrémité de l’avant-bras et relié à ce dernier par le poignet....) d'œuvre locale disponible représentant un coût que le rendement agricole ne justifie que dans de rares cas (en présence de nappes d'eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) douce ou à basse salinité). Une enquête datée de 1963 estimait déjà à 7 000 hectares la superficie (L'aire ou la superficie est une mesure d'une surface. Par métonymie, on désigne souvent cette mesure par le terme « surface »...) des terres en friche (Une friche est un terrain, ou une zone, qui n’est pas, ou plus cultivé, ni même entretenu. Des activités marginales peuvent cependant s’y étendre : pâturage, chasse et...) sur un total ( Total est la qualité de ce qui est complet, sans exception. D'un point de vue comptable, un total est le résultat d'une addition, c'est-à-dire une somme....) de 39 000 hectares cultivables, soit près du cinquième du potentiel agricole. Les menzels abandonnés ou en ruines sont alors nombreux. Le centre reste marginalisé économiquement et à l'écart des principales voies de communication (La communication concerne aussi bien l'homme (communication intra-psychique, interpersonnelle, groupale...) que l'animal (communication intra- ou inter- espèces) ou la machine (télécommunications, nouvelles...) même si plusieurs routes ont été goudronnées au cours des années 1990 et si le phénomène n'est pas propre à Djerba. Toutefois, cette partie centrale tend à être partiellement revalorisée par les habitants qui y construisent des résidences principales de type pavillonnaire.

La campagne djerbienne frappe par son silence profond que plusieurs visiteurs célèbres ont souligné, parmi ceux-ci Simone de Beauvoir qui a déclaré que « c'est l'endroit le plus silencieux du monde ».

Organisation traditionnelle : le menzel

Atelier de tissage au milieu de la végétation (La végétation est l'ensemble des plantes (la flore) sauvages ou cultivées qui poussent sur une surface donnée de sol, ou dans un milieu aquatique. On parle aussi de...)
Cour intérieure d'un houch

Le menzel est formé d'une ou de plusieurs unités d'habitation (houch) et de vergers, champs ou atelier de tissage, greniers, huilerie (souvent souterraine), puits et citerne (Une citerne est destinée à la collecte des eaux de pluies et à leur rétention afin d'en permettre une utilisation régulière, quotidienne (bien souvent...). Entouré de hautes levées de terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse...) (tabia), il est organisé selon un principe défensif. D'une façon générale, le houch abrite trois générations. Il prend une forme carrée ou rectangulaire et ne comporte pas de fenêtres sur l'extérieur, celles-ci ouvrant normalement sur la cour intérieure. Autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres Erythrotriorchis,...) de la cour, s'articulent deux à quatre pièces plus ou moins grandes qui peuvent se diviser au moyen de cloisons internes, de portes ou de simples rideaux (kella) et comprendre des sedda ou doukkana (coins en général surélevés utilisés comme chambre à coucher), des magsoura (petites chambres) et des mesthan (petites salle de bains sans WC). La skifa, située à l'entrée, est la pièce qui réunit les habitants et sert à recevoir les voisins et les visiteurs les moins importants. Pour les visiteurs de marque, les familles aisées disposent en général d'un makhzin dhiafa indépendant ou rattaché au houch et donnant souvent sur l'extérieur.

Il y a également la zone cuisine (La cuisine est l'ensemble des techniques de préparation des aliments en vue de leur consommation par les êtres humains (voir cuisinerie). La cuisine est diverse à travers le monde, fruit des...) et toilette avec le khouss (consruction en tronc (Un tronc peut être :) et branches de palmier), le matbakh (cuisine), le houch el bir — puits à eau en général saumâtre qui sert aux travaux ménagers hormis la lessive (Originellement, la lessive (du latin lixiva : « eau pour la lessive ») désignait l'eau de lavage ou l'action de laver du linge, puis le linge...) — et le knif ou mihadh (WC). Autrefois, les garçons qui se mariaient obtenaient leur propre pièce dans le houch parental. Dans certaines localités, ces pièces comportent une ghorfa (seule pièce avec de petites fenêtres donnant sur l'extérieur), qui sert de chambre à coucher surélevée à laquelle on accède par un escalier (L’escalier est une construction architecturale constituée d'une suite régulière de marches, les degrés, permettant d'accéder à un...) intérieur raide et sans rampe. L'utilisation de voûtes et de coupoles est très courante et permettrait de lutter contre la chaleur (Dans le langage courant, les mots chaleur et température ont souvent un sens équivalent : Quelle chaleur !). L'ameublement est en général simple et austère : des matelas souvent posés directement sur des nattes (h'sira) ou sur des estrades ou banquettes en maçonnerie (La maçonnerie est l'art de bâtir une construction par l'assemblage de matériaux élémentaires, liés de manière non réversible....) (sedda ou doukkana), des coffres ou de grosses jarres pour ranger le linge, des marfaa (sorte de portemanteaux), des sofra ou mida, sorte de tables à manger basses car on mangeait assis, les jambes croisées, sur des nattes ou des matelas bas appelés gaada. Les réserves alimentaires étaient conservées dans de grosses jarres en terre cuite (khabia, tass ou zir) fabriquées depuis des millénaires dans le village (Un village est, à la campagne ou à la montagne, un ensemble d'habitations, de bâtiments à usages divers, de fermes... de proportion modérée...) de Guellala. La grande majorité de la vaisselle djerbienne provient également de ce même village.

Vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) extérieure d'un menzel traditionnel

Compte tenu de la faible pluviométrie (moins de 250 mm par an) et de la rareté de l'eau potable (Une eau potable est une eau devant satisfaire à un certain nombre de caractéristiques la rendant propre à la consommation humaine.), les Djerbiens ont construit depuis des millénaires et construisent encore de nos jours (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du...) des citernes (impluviums) qu'ils appellent feskia ou fesghia — en général souterraines, de forme rectangulaire ou carrée et situées à l'extérieur du houch — et des majen ou majel — qui prennent la forme d'une grande carafe évasée contruite le plus souvent dans la cour intérieure du houch — et ce pour la collecte des eaux de pluie (La pluie désigne généralement une précipitation d'eau à l'état liquide tombant de nuages vers le sol. Il s'agit d'un...). Les majen et les feskia reçoivent l'eau de pluie recueillie sur les toits des habitations, leurs terrasses ou cours, espaces passés à la chaux vive (jir) tous les ans avant la saison (La saison est une période de l'année qui observe une relative constance du climat et de la température. D'une durée d'environ trois mois (voir le tableau Solstice et Équinoxe ci-dessous), la saison joue...) humide afin de garantir une certaine hygiène (L'hygiène est un ensemble de mesures destinées à prévenir les infections et l'apparition de maladies infectieuses. Elle se base essentiellement sur trois actions :). Ce système de collecte d'eau pluviale existait déjà à Djerba à l'époque romaine, de grandes citernes ayant été découvertes à Meninx. En 1967, on a estimé à près de 1 000 000 m2 la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique,...) totale des impluviums à Djerba.

Léon l'Africain, cité (La cité (latin civitas) est un mot désignant, dans l’Antiquité avant la création des États, un groupe d’hommes...) par Salah-Eddine Tlatli donne au XVIe siècle une description de l'habitat et de l'activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) de Djerba qui est très proche de la situation (En géographie, la situation est un concept spatial permettant la localisation relative d'un espace par rapport à son environnement proche ou non. Il...) des années 1960 : « Gerba est une île prochaine de terre ferme [...] garnie d'une infinité de vignes, dattes, figues, olives et autres fruits. En chacune des possessions est bâtie une maison (Une maison est un bâtiment de taille moyenne destiné à l'habitation d'une famille, voire de plusieurs, sans être considérée comme un immeuble collectif.), et là habite une famille à part, tellement qu'il se trouve force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou encore une vertu morale « cardinale » équivalent au courage (cf. les articles...) hameaux mais peu qui aient plusieurs maisons ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude...). Ce terroir (Un terroir désigne une aire géographique considérée comme homogène à travers les ressources et productions qu'il est susceptible d’apporter, notamment - mais pas uniquement - par sa spécialisation agricole.) est maigre, voir qu'avec si grand labeur et soin qu'on puisse mettre à l'arroser avec l'eau de quelques puys profons... ».

Réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit...) de forteresses

Exemple de fort djerbien dominant la mer (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.)

Héritage du Moyen Âge, les côtes de Djerba sont parsemées de forts témoins de son passé (Le passé est d'abord un concept lié au temps : il est constitué de l'ensemble des configurations successives du monde et s'oppose au futur sur une échelle des temps centrée sur le présent. L'intuition du...) mouvementé ; plusieurs de ces forts de l'époque médiévales furent démantelés.

Le plus grand monument historique (Différents pays ont choisi de classer leurs monuments historiques selon différentes appellations.) de l'île encore en état est le Borj El Kebir (La classe Kebir est une classe de patrouilleur, petit navire de guerre, dans la marine algérienne.), appelé aussi Borj El Ghazi Mustapha ou Fort espagnol. Situé sur la côte au nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) de Houmt Souk, sa construction sur les ruines de l'ancienne cité de Girba (actuelle Houmt Souk) a été ordonnée par le souverain hafside de Tunis pour abriter sa garnison vers 1392 puis agrandi aux environs de 1450. Le 11 mars 1560, à la suite d'une défaite, le cheïkh Messaoud, placé à la tête de l'île, le remet au vice-roi de Sicile (La Sicile (Sicilia en italien) est une région autonome d'Italie et la plus grande île de la Méditerranée. Son chef-lieu est la ville de Palerme. Le drapeau, la gorgone à trois jambes, représente les trois...), Juan de la Cerda, qui ne le conserve pas longtemps : le fort est assiégé entre le 11 mai et le 29 juillet par le corsaire (Un corsaire est un membre de l'équipage d'un navire corsaire, navire civil armé, généralement marchand, autorisé par une lettre de course (ou lettre de...) Dragut appuyé par Piyale Pacha, l'assaut faisant entre 5 000 et 6 000 morts. Le caïd Ghazi Mustapha Bey, installé par Dragut pour faire de l'île une base navale, achève entre 1560 et 1567 les travaux entrepris par l'expédition de Juan de la Cer (appartements et petite mosquée notamment). Les autorités tunisiennes déclarent le fort monument historique le 15 mars 1904 ; il est restauré ensuite et transformé en musée. Il abrite actuellement deux zaouïas : Sidi Saad et Ghazi Mustapha dédiée à Ghazi Mustapha Bey. Il s'agit de nos jours d'un château fort (Le château fort est une résidence fortifiée d’un homme et de sa mesnie, c'est-à-dire son entourage.) « de 68 mètres de longueur (La longueur d’un objet est la distance entre ses deux extrémités les plus éloignées. Lorsque l’objet est filiforme ou en forme de lacet, sa longueur est celle de l’objet...) et 53 mètres de largeur (La largeur d’un objet représente sa dimension perpendiculaire à sa longueur, soit la mesure la plus étroite de sa face. En...), les murailles [sont] hautes d'environ 10 mètres et d'une épaisseur variant entre 1,20 à 1,50 mètre », autrefois muni de pont-levis et entouré d'un grand fossé.

Borj El Kastil ou El Gastil est l'un des rares forts de l'époque médiévale qui ait été partiellement épargné ; il s'agit d'une forteresse bâtie en 1210 (ou vers 1287 d'après Kamel Tmarzizet) par le conquistador espagnol Roger de Lauria, l'amiral de Pierre III d'Aragon, roi de Sicile ; De Lauria occupe Djerba sous les ordres de Pierre d'Aragon en 1284 et y place une forte garnison. Le fort est restauré une première fois au XVe siècle par le sultan hafside, puis à nouveau au XVIe siècle par les Ottomans et au XVIIe siècle par Hammouda Pacha Bey. Situé à l'est d'El Kantara, il a une forme carrée d'environ 30 mètres de côté et de 10 mètres de hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.).

Une forteresse entourée par la mer entre Terbella et El Kantara, appelée Borj El Agrab, disposent encore de fondations (Les fondations d'un ouvrage assurent la transmission et la répartition des charges (poids propre et surcharges climatiques et d'utilisation) de cet ouvrage...) solides mais de dimentions plus modestes. Construite sur les traces (TRACES (TRAde Control and Expert System) est un réseau vétérinaire sanitaire de certification et de notification basé sur internet sous la...) d'un précédent fort, sur un plan de forme circulaire découpé en trois petites pièces, elle a été restaurée et occupée pendant des décennies par les Siciliens et les Espagnols, en particulier le Catalan Ramon Muntaner. Une légende l'entoure : elle aurait été construite par un prince djerbien, dont l'unique enfant élevé ici pour le protéger meurt à la suite de piqûres d'un scorpion dissimulé dans une corbeille de fruits.

Il faut aussi citer Borj Jilij, construit par Ali I Pacha en 1745 et achevé par Hammouda Pacha en 1795, qui se situe à la pointe nord-ouest (Le nord-ouest est la direction entre les points cardinaux nord et ouest. Le nord-ouest est opposé au sud-est.) de l'île, non loin de l'aéroport (Un aéroport est l'ensemble des bâtiments et des installations d'un aérodrome qui servent au trafic aérien d'une ville ou d'une région. Ces bâtiments et installations sont...) et de Mellita. Il est restauré à plusieurs reprises et se trouve placé sous le contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) de l'armée tunisienne. Il existe enfin d'autres forts, modifiés déjà sous le protectorat français puis par les autorités tunisiennes après l'indépendance : Borj Aghir, construit par les Ottomans au XVIIe siècle et transformé en bâtiment des douanes puis en maison de vacances (Les vacances (au pluriel, du latin vacare, « être sans ») sont une période de temps (de quelques jours, semaines, voire mois) pendant laquelle une personne cesse son activité habituelle...) pour les jeunes, Borj El Kantara, construit sur les soubassements de l'un des plus anciens forts de l'île et plusieurs fois rebâti ; ce dernier est restauré au XVe siècle, utilisé comme édifice des douanes sous le protectorat français puis par le ministère de l'Intérieur après avoir été agrandi. Par ailleurs, il existe des traces plus réduites de plusieurs autres forts dont Borj K'sar Massoud, Borj El Wasat et Borj Marsa Ajim.

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