Démographie de la Russie - Définition et Explications

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Introduction

Structure de la population en Russie
Évolution démographique
Évolution démographique
Population 140 041 247 habitants
Densité de la population 8,4 hab./km²
Taux de croissance de la population -0,467 %
Âge médian (population totale)
 - Hommes
 - Femmes
38,4 ans
35,2 ans
41,6 ans
Structure par âge
 - 0-14 ans
 - 15-64 ans
 - 65 ans et plus

14,8 %
71,5 %
13,7 %
Rapport de masculinité (population totale)
 - À la naissance
- Moins de 15 ans
- 15-64 ans
- 65 ans et plus
0,86 homme/femme
1,06 homme/femme
1,05 homme/femme
0,92 homme/femme
0,44 homme/femme
Part de la population urbaine 73 %
Sources: The World Factbook, CIA ; ONU ; FAO

La population de la Russie s'établit à 142 millions d'habitants en novembre 2009, avec un taux d'urbanisation de 73 %. La population a atteint un sommet historique à 148 689 000 en 1991, juste avant l'éclatement de l'Union soviétique ; s'en est suivi un déclin démographique prononcé avec une diminution de sa population d'environ 0,5% par an, par la combinaison (Une combinaison peut être :) d'une baisse de la natalité et d'une hausse de la mortalité. Mais cette baisse démographique a ralenti depuis le milieu des années 2000, et en 2009, la population totale du pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la...) a très légèrement augmenté.

La Russie a une forte diversité ethnique, grâce à environ 160 différentes nationalités sur son sol. Selon le recensement (Le recensement est une opération statistique de dénombrement d'une population.) de 2002, les Russes constituent 80% de la population totale, tandis que six autres nationalités ont une population supérieure à 1 million : les Tatars (3,8%), les Ukrainiens (2%), les Bachkirs (1,1%), les Tchouvaches (1,1%) , les Tchétchènes (0,9%) et les Arméniens (0,8%).

La densité de peuplement de la Russie est de 8 habitants par km². Le peuplement est plus dense dans la partie européenne du pays. Il existe 12 villes avec plus d'un million (Un million (1 000 000) est l'entier naturel qui suit neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (999 999) et qui précède un million un...) d'habitants en Russie, d'ouest (L’ouest est un point cardinal, opposé à l'est. C'est la direction vers laquelle se couche le Soleil à l'équinoxe, le couchant (ou ponant).) en est : Saint-Pétersbourg, Moscou (), Rostov-sur-le-Don, Nijni Novgorod, Volgograd, Samara, Oufa, Kazan, Perm, Iekaterinbourg, Tcheliabinsk et Novossibirsk.

Démographie historique

Carte des populations ethniques dans l'atlas général de Vidal de Lablache

Recensement de 1897

La Russie impériale était au XIXe siècle, l'état le plus peuplée du monde (Le mot monde peut désigner :) occidental, devant les États-Unis et l'Allemagne. D'après les chiffres du recensement de 1897 concernant les nationalités de l'Empire, la population se montait à 122 666 000 habitants dont 44,32% de Russes, 17,81% d'Ukrainiens, 6,71% de Polonais, 10,82% de turcophones, 4,03% de Juifs, 2,78% de Finnois, 2,46% de Lituaniens et de Lettons, 1,46% d'Allemands, 1,34% de populations caucasiennes, 1,07% de Géorgiens, 0,93% d'Arméniens, 0,62% d'Iraniens, 0,28 de Mongols et 0,73 de diverses autres populations.

Avant la Seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d'arc est une mesure...) Guerre mondiale

Du début du XXe siècle jusqu'en 1940, le pays fut caractérisé par une mortalité élevée et d'une mortalité infantile élevée, de par la prévalence des maladies infectieuses. L'espérance de vie (L'espérance de vie est une donnée statistique. Elle est censée permettre de connaître la durée de vie moyenne qu'on peut espérer atteindre à un moment donné. Cette statistique est calculée et publiée par de nombreux organismes, incluant...) fut faible notamment pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), la guerre civile russe (1917-1922), la famine de 1932-1933 et la collectivisation (1930-1953).

Pendant la Première Guerre mondiale et la guerre civile, la fécondité diminua fortement, mais au milieu des années 1920, la vie (La vie est le nom donné :) des populations civiles fut alors redevenue normale ce qui a pu permettre une période de forte fécondité. Mais dans les années 1930, une baisse brutale de la fécondité s'amorça, tandis que la mortalité restait élevé. Selon AG. Vishnevsky, les pertes démographiques durant la période 1926-1940 s'élèveraient à 9 millions de personnes.

Après la seconde guerre mondiale

Évolution des principaux indicateurs démographique (natalité, mortalité et accroissement naturel entre 1950 et 2008.

Après 1945, l'Union soviétique grâce à la diffusion (Dans le langage courant, le terme diffusion fait référence à une notion de « distribution », de « mise à disposition » (diffusion...) des antibiotiques, connut une chute de la mortalité infantile et par conséquent, une forte augmentation de l'espérance de vie et une croissance naturelle d'environ 1% par an, et dés 1955, la population atteint son niveau d'avant-guerre. Cependant, le déclin de la fécondité était rapide et réduisit progressivement la croissance naturelle. D'autant que la mortalité des populations actives augmenta, surtout chez les hommes, ce qui tend à diminuer petit à petit l'espérance de vie malgré la baisse de la mortalité infantile. De plus, la plus grande partie de cette croissance démographique était située dans les républiques d'Asie (L'Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres émergées)...) centrale et en Transcaucasie, mais pas en Russie où le taux de fécondité (Le taux de fécondité, ou indice de fécondité, est un indice statistique permettant de mesurer la tendance d'une population à augmenter ou à diminuer naturellement (donc l'accroissement naturel,...) passa en dessous du niveau de la reproduction (La Reproduction. Eléments pour une théorie du système d'enseignement est un ouvrage de sociologie co-écrit par Pierre Bourdieu et Jean-Claude...) simple des générations dès 1965. Une légère augmentation de la fécondité se produisit en 1985, mais elle celle ci, s'arrêta nette (Le terme Nette est un nom vernaculaire attribué en français à plusieurs espèces de canards reconnaissablent à leurs calottes. Le terme est un emprunt au grec ancien...) en 1992.

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