Délire
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Introduction

En psychopathologie, en neurologie et en psychiatrie, le délire est une perturbation globale, parfois aiguë et réversible, parfois chronique, du fonctionnement de la pensée. Il représente un symptôme, et en ce sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une...) il peut prendre des significations très diverses selon le contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent. Le concept de contexte...) dans lequel il apparaît, et selon son type. Les causes en sont multiples. Attention, en anglais : Delusion signifie délire (En psychopathologie, en neurologie et en psychiatrie, le délire est une perturbation globale, parfois aiguë et réversible, parfois chronique, du fonctionnement de la...), tandis que delirium signifie confusion mentale.

Définition du délire

Le délire est un trouble du contenu de la pensée caractérisé par la permanence d'idées délirantes. Les idées délirantes sont des idées manifestement en désaccord avec les faits observés et les croyances habituellement partagées dans un contexte culturel donné. Ces idées délirantes emportent l'adhésion (En physique, l'adhésion est l'ensemble des phénomènes physico-chimiques qui se produisent lorsque l’on met en contact intime deux matériaux, dans le but de créer une...) du patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué un soin.) au moment où le patient délire, mais elles peuvent faire l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut être désigné par...) d'une critique de la part du sujet lorsque les symptômes retombent.

  • Les idées délirantes peuvent être centrées soit sur un thème unique ou soit sur plusieurs thèmes. Elles sont sous-tendues par un ou plusieurs mécanismes (interprétation, imagination, hallucinations, illusion, intuition) et peuvent s'organiser selon une logique (La logique (du grec logikê, dérivé de logos (λόγος), terme inventé par Xénocrate signifiant à la fois raison, langage, et raisonnement) est dans une première approche...) ou rester sans lien entre elles.
  • Elles peuvent apparaître brutalement, comme dans la bouffée délirante aiguë, on bien insidieusement.
  • Le sujet délirant tient pour une évidence une chose manifestement fausse, et il est convaincu de sa réalité. Cette conviction est inébranlable : le sujet n'est pas accessible au raisonnement ni à la démonstration (En mathématiques, une démonstration permet d'établir une proposition à partir de propositions initiales, ou précédemment démontrées à partir de propositions initiales, en s'appuyant sur un ensemble...) de l'erreur, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) ceci n'entame pas sa conviction.
  1. Remarque : la fausse croyance peut être immédiatement reconnue comme délirante lorsqu'elle est complètement (Le complètement ou complètement automatique, ou encore par anglicisme complétion ou autocomplétion, est une fonctionnalité informatique permettant à...) extravagante (« J'ai 1000 ans »), mais elle est beaucoup plus dure à repérer lorsqu'elle concerne des énoncés plus banals : « Ma femme me trompe, mes voisins font exprès de faire du bruit (Dans son sens courant, le mot de bruit se rapproche de la signification principale du mot son. C'est-à-dire vibration de l'air pouvant donner lieu à la création d'une sensation auditive.). » On parle de degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines suivants :) de systématisation du délire. Un délire paranoïaque (En sémiologie psychiatrique, on appelle délire paranoïaque un syndrome délirant caractéristique de la paranoïa.) par exemple est plus systématisé qu'un délire paranoïde.
  2. Remarque : devant l'apparition d'un délire, il convient de rechercher des facteurs déclenchants (prise de produits toxiques, maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) du système nerveux (Le système nerveux est un système en réseau formé des organes des sens, des nerfs, de l'encéphale, de la moelle épinière, etc. Il coordonne les mouvements musculaires, contrôle le...) central, puerpéralité, événement traumatique, etc.).

Analyse du délire (caractéristiques structurales)

Par convention le délire est dit chronique s'il évolue plus de 7 mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) et aigu sinon. Le discours délirant peut être analysé selon cinq axes : mécanisme, thème, degré d'adhésion, degré de systématisation, extension. La caractérisation du syndrome (Un syndrome est un ensemble de signes cliniques et de symptômes qu'un patient est susceptible de présenter lors de certaines maladies, ou bien...) délirant sur ces cinq axes permet de repérer différents types de pathologies psychotiques, dites psychoses. Le délire du schizophrène est dit délire paranoïde, le délire du paranoïaque est dit délire paranoïaque, ils se différencient par leur structure du délire de la psychose (Le terme psychose, introduit au XIXe siècle, désignait la folie et l'aliénation. C'est un terme général qui désigne les affections mentales les plus graves, caractérisées par...) hallucinatoire chronique et de la paraphrénie.

Mécanisme

C'est le processus par lequel l'idée délirante s'édifie

  • l'hallucination, qui est une perception là où il n'y a rien à percevoir (par exemple le fait d'entendre une voix qui parle dans l'oreille). Il existe de multiples types d'hallucinations
  • l'illusion, qui est une perception déformée
  • l'interprétation : là, les choses sont correctement perçues, mais on leur attribue un sens délirant : "Je vois bien que vous avez souri quand je suis arrivé, c'était pour me faire comprendre que vous aviez fait un contrat sur ma tête". Le sujet a souvent le sentiment d'être persécuté ou d'être victime d'un complot.
  • l'intuition : une idée s'impose soudainement au sujet, comme une révélation "Je suis le Christ ressuscité !"
  • l'imagination : le délire se construit comme une histoire imaginaire, grandiose, comprenant souvent des thèmes de science-fiction (La science-fiction, prononcée /sjɑ̃s.fik.sjɔ̃/ (abrégé en SF), est un genre narratif (principalement littéraire et cinématographique) structuré par des hypothèses sur ce que pourrait...) par exemple.

Thème

C'est le contenu du délire. Les thèmes délirants sont variés mais peuvent être regroupés en grandes catégories :

  • Persécution : conviction délirante d’être victime de préjudices, d’agressions, de l’hostilité d’autrui. Le sujet persécuté pense être l’objet d’une machination ou d’une conspiration. L’origine de la persécution pour le patient peut être floue ou précise. Dans ce dernier cas, le patient a un persécuteur désigné, ce qui se voit en particulier dans le trouble paranoïaque. Inversement, dans le syndrome mélancolique, forme ultime de la dépression, les idées de persécution, quand elles existent restent vagues.
  • Revendication : ce thème est proche du précédent. Le délire repose sur la conviction d’un préjudice subi. Le patient est en règle générale, actif,il se livre à de nombreuses démarches administratives et souvent judiciaires. Plusieurs figures types ont été étudiées : l’inventeur méconnu qui revendique l’antériorité de ses découvertes, le délire de filiation où le patient veut prouver son ascendance illustre, le quérulent processif qui intente procès sur procès afin de faire reconnaître son bon droit supposé.
  • Jalousie : le délirant jaloux a la conviction erronée que l’être qu’il aime lui en préfère un ou une autre. Il fonde cette conviction sur les plus petits indices. Toute son action va alors être guidée par la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne également le cadre...) de la preuve absolue (L'absolue est un extrait obtenu à partir d’une concrète ou d’un résinoïde par extraction à l’éthanol à température ambiante ou plus généralement par chauffe,...) de sa conviction délirante grâce à des investigations inquisitoriales multiples. Cette attitude insupportable va provoquer la rupture ce qui, aux yeux du délirant, apporte la justification de ses soupçons.
  • Mégalomanie ou de grandeur : c’est une surestimation de soi qui, à l’évidence, n’est pas conforme à la réalité. Ce thème est fréquemment observé dans la manie (La manie (du grec ancien μανία / maníā « folie, démence, état de fureur ») est une maladie mentale. Elle appartient...) délirante. Une telle thématique délirante donne lieu à des troubles du comportement : projets pharaoniques, entreprises grandioses, dépenses somptuaires et contacts inappropriés…
  • Érotique : le délire à tonalité érotique est souvent un délire mégalomaniaque centré sur la puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) sexuelle du patient.
  • Érotomaniaque caractérisé par la conviction délirante d’être aimé. En général, le patient pense être aimé d’un personnage jouissant d’un certain prestige avec lequel il n’a que des relations lointaines. On parle de délire passionnel qui s’observe en général chez un patient paranoïaque. Le délirant passe par trois phases : d’espoir, de déception puis de rancune quand il s’aperçoit qu’il n’est pas aimé, dernière phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) où le passage à l’acte meurtrier est vraisemblable.
  • Auto-accusation : ce thème délirant traduit un jugement très défavorable que tient le sujet sur lui-même, hors de toute réalité. Se trouve en général associés une auto-dévalorisation, un sentiment de ruine (Une ruine est le reste d'un édifice dégradé par le temps ou une destruction plus rapide. Elle apparaît souvent dans la peinture occidentale avec pour effet de donner un caractère romantique au décor. Elle...) et de culpabilité. Est très caractéristique de la mélancolie (Le terme mélancolie recouvre plusieurs significations qui relèvent de son histoire dans la médecine, la psychiatrie, la psychanalyse et la philosophie ainsi qu'en littérature.) délirante.
  • Hypocondriaque : préoccupations corporelles, hors de toute réalité, centrées sur la maladie, la transformation corporelle, centrées souvent sur les modifications d’un organe (Un organe est un ensemble de tissus concourant à la réalisation d'une fonction physiologique. Certains organes assurent simultanément plusieurs fonctions, mais dans ce...) particulier.
  • De négation d’organes : conviction délirante de mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la mort des...) d’un organe voire du corps tout entier. Constitue le syndrome de Cotard qui se trouve dans certaines mélancolies délirantes.
  • Mystique et ésotérique : délire en rapport avec les Ecritures saintes, la parole (La parole, c'est du langage incarné. Autrement dit c'est l'acte d'un sujet. Si le langage renvoie à la notion de code, la parole renvoie à celle de corps. La parole est...) divine, une mission ésotérique et divine à accomplir, des forces obscures, du Mal ou du Bien.
  • Fantastique : discours visionnaire avec fantasmagorie souvent dramatique voire salvatrice (proche du thème précédent), conviction d’une relation avec une vie (La vie est le nom donné :) extra-terrestre.
  • Métaphysique
  • Idée de référence
  • D'influence etc.

Au cours d'un délire, on peut avoir plusieurs thèmes associés.

Le degré d'adhésion au délire

c'est la charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un paiement ou un...) cognito-affective(1) qui lui est liée, qui peut être plus ou moins importante.

1:car c'est dans cette complexité (La complexité est une notion utilisée en philosophie, épistémologie (par exemple par Anthony Wilden ou Edgar Morin), en physique, en biologie (par exemple...) que tout (cela) semble se jouer...

Le degré de systématisation

Certains délires sont dits systématisés, c'est-à-dire qu'ils partent de prémisses délirantes, mais se développent ensuite de manière logique et cohérente, si bien qu'ils peuvent entraîner la conviction de l'entourage. Les délires dits non-systématisés en revanche, ne possèdent ni logique ni cohérence interne (En France, ce nom désigne un médecin, un pharmacien ou un chirurgien-dentiste, à la fois en activité et en formation à l'hôpital ou en cabinet pendant une durée variable selon le...), et témoignent pour quiconque, d'une désorganisation importante de la pensée.

Extension

Pour les délires systématisés, on parle d'extension en secteur (lorsque le délire reste cantonné à un sujet précis) ou bien en réseau (lorsqu'il il envahit peu à peu toute la vie psychique).

Diagnostic (Le diagnostic (du grec δι?γνωση, diágnosi, à partir de δια-, dia-, „par, à travers, séparation, distinction“ et...) différentiel (Un différentiel est un système mécanique qui a pour fonction de distribuer une vitesse de rotation de façon adaptative aux besoins d'un ensemble mécanique.)

  • Tout propos incohérent ne signifie pas délire.
  • On peut observer des propos incohérents, de manière chronique dans le syndrome démentiel p.ex.
  • On observe des signes délirants dans la confusion mentale, ce n'est pas un délire au sens psychiatrique du terme. Les symptômes délirants sont associés à d'autres troubles (de la mémoire (D'une manière générale, la mémoire est le stockage de l'information. C'est aussi le souvenir d'une information.), de l'orientation) et la cause est une souffrance cérébrale qui peut avoir de très nombreuses causes. Le delirium tremens, trouble survenant chez l'alcoolique en cours de sevrage, est un exemple de confusion mentale.
  • Une action fondée sur une conviction fausse sans discours 'délirant' est un trouble du comportement mais pas nécessairement un délire.
  • Une conviction fausse n'est pas un délire si la présentation d'éléments de preuve est acceptable par la personne qui tient le discours fondé sur une conviction fausse : le délirant, par opposition, est imperméable à la persuasion.
  • Un discours faux n'est un délire que si la personne qui le tient est convaincue, cela élimine en particulier les discours des psychopathes, des pervers, des simulateurs et des mythomanes qui ne croient pas à leur discours erroné mais s'en servent (Servent est la contraction du mot serveur et client.) pour manipuler ou désorienter autrui.
  • De même les pathomimies telles que le Syndrome de Münchausen ne sont pas des délires mais des falsifications.
  • La superstition n'est pas nécessairement un délire si elle est sensible à la persuasion.
  • Le Biais cognitif n'est pas un délire, mais le discours délirant comporte souvent un ou des Biais cognitifs.
  • Une opinion alternative ou hérésie n'est pas un délire ("Cf. psychose anti-soviétique").

Délire et culture (La définition que donne l'UNESCO de la culture est la suivante [1] :)

  • Délire et culture : certaines pensées et comportements sont répandues dans certaines cultures. Par exemple, croire en l'existence des phénomènes de possession par un djinn au Maghreb, ou bien de la sorcellerie-anthropophagique en Afrique (D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la...) de l'Ouest (L’ouest est un point cardinal, opposé à l'est. C'est la direction vers laquelle se couche le Soleil à l'équinoxe, le couchant (ou ponant).), ou encore à l'apparition des morts en Asie (L'Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 %...) du sud-Est (Le sud-est est la direction à mi-chemin entre les points cardinaux sud et est. Le sud-est est opposé au nord-ouest.), ne constituent pas des croyances qui puissent être comprises localement comme des symptômes de maladie mentale (La dénomination maladie mentale est le terme générique qui regroupe toute une série de troubles d'origines diverses (toxiques, organiques, génétiques, psychogènes, traumatiques, etc., etc.). Il a l'avantage de...). Si ces personnes sont examinées par des psychiatres occidentaux, elles sont susceptibles de recevoir des diagnostics erronés de psychose, du fait du biais culturel existant entre le patient et le clinicien. Les auteurs américains comme Arthur Kleinman, ont nommé ce phénomène misdiagnosis et category fallacy. En France, les travaux du champ (Un champ correspond à une notion d'espace défini:) de l'ethnopsychanalyse ont évoqué ces questions.

Principaux troubles comportant un délire

  • Troubles aigus (moins de 6 mois)
    • Bouffée délirante aiguë
    • Certaines dépressions (mélancolie délirante)
    • Certains états maniaques (manie délirante)
  • Troubles chroniques (plus de 6 mois)
    • Groupe des schizophrénies : délire à thèmes et mécanismes multiples, non systématisé, qui est appelé : délire paranoïde : schizophrénie (Le terme de schizophrénie regroupe de manière générique un ensemble d'affections psychiatriques présentant un noyau commun, mais dites différentes quant à leur présentation et leur...) paranoïde, Hébéphrénie, Héboïdophrénie, schizophrénie catatonique, schizophrénie simple
    • Groupe des paranoïas : Mécanisme intuitif + interprétatif, thème persécutif, très systématisé et cohérent, qui est appelé : délire paranoïaque : de revendication, de jalousie, d'érotomanie...
    • Psychose hallucinatoire chronique
    • Paraphrénie

[réf. nécessaire]

Reconnaître un délire

Il est difficile pour une personne non-avertie de reconnaitre un délire. C'est pourtant bien utile car d'une part le délirant a besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins primaires, les besoins secondaires et les...) d'aide et peut être considérablement amélioré par les divers moyens thérapeutiques disponibles aujourd'hui, d'autre part les délires sont à l'origine - mais pas nécessairement - de comportements causant de graves dommages relationnels, économiques, sociaux ... voire politiques.

Les éléments qui peuvent faire penser à un délire et amener à demander conseil soit à son médecin traitant (Le médecin traitant (MT) est un médecin spécialiste ou généraliste que chaque assuré doit choisir dans le cadre du parcours de...) soit directement à un psychiatre (Un psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie et psychothérapie, qui diagnostique, traite et tente de prévenir les maladies mentales, les troubles psychiques et les désordres émotionnels. Les...) ou même a un psychologue, sont l'association de:
Conviction fausse insensible à la persuasion,
Attachement irrationnel au discours délirant,
Anxiété (L'anxiété est pour la psychiatrie phénoménologique biologique et comportementale, un état d'alerte, de tension psychologique et...) parfois masquée par une apparence de fermeté et de décision inflexible,
La souffrance morale (souvent sous forme de culpabilité ou de frustration) est à peu près toujours sous-jacente au délire.

[réf. nécessaire]

Aider le délirant

Aussi pour approcher la personne délirante et l'amener à accepter une issue thérapeutique (La thérapeutique (du grec therapeuein, soigner) est la partie de la médecine qui étudie et applique le traitement des maladies.) il est fondamental de la rassurer et de soulager ou réduire sa souffrance morale. Pour ce faire il faut établir un rapport d'empathie avec la personne délirante et lui faire savoir que l'on reconnait sa douleur (La douleur est la sensation ressentie par un organisme dont le système nerveux détecte un stimulus nociceptif. Habituellement, elle correspond à un signal d'alarme de l'organisme...) et sa peur. Il s'agit d'un processus d'une extrême délicatesse qui doit au plus vite déboucher sur une prise en charge spécialisée.

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