Cancer du poumon - Définition et Explications

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Pronostic

Le pronostic est en général mauvais. Les facteurs de pronostic varient selon le type de cancer. Ce sont ;

  • pour les cancers du poumon non à petites cellules : la présence ou l'absence de symptômes pulmonaires, la taille de la tumeur (Le terme tumeur (du latin tumere, enfler) désigne, en médecine, une augmentation de volume d'un tissu, clairement délimitée sans précision de cause.), le type histologique de cellule, le degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines suivants :) d'extension (stade), les métastases à plusieurs ganglions lymphatiques, et l'extension vasculaire.
    Pour les patients inopérables, le pronostic est détérioré par un mauvais état général et une perte de poids (Le poids est la force de pesanteur, d'origine gravitationnelle et inertielle, exercée par la Terre sur un corps massique en raison uniquement du voisinage de la Terre. Elle est égale à...) de plus de 10 % ;
    Après résection chirurgicale complète au stade IA, la survie à 5 ans est de 67 %. Au stade IB, elle descend à 57 %.
    Le taux de survie à 5 ans de patients atteints de carcinome du poumon (Le poumon est un organe invaginé permettant d'échanger des gaz vitaux, notamment l'oxygène et le dioxyde de carbone. L'oxygène est nécessaire au métabolisme de...) non à petites cellules au stade IV est environ de 1 %.
  • pour le cancer du poumon à petites cellules : l'état général de santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.), le sexe (Le mot sexe désigne souvent l'appareil reproducteur, ou l’acte sexuel et la sexualité dans un sens plus global, mais se réfère aussi aux différences physiques distinguant les hommes et les...), le stade de la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) et l'atteinte du système nerveux (Le système nerveux est un système en réseau formé des organes des sens, des nerfs, de l'encéphale, de la moelle épinière, etc. Il coordonne les mouvements musculaires, contrôle le...) central ou du foie (Le foie est un organe abdominal impair et asymétrique, logé chez l'homme dans l'hypocondre droit, la loge sous-phrénique droite, la...) au moment du diagnostic (Le diagnostic (du grec δι?γνωση, diágnosi, à partir de δια-, dia-, „par, à travers, séparation,...).
    Le taux de survie général à 5 ans de ces patients est d'environ 5 %.
    Les patients à un stade étendu ont un taux de survie moyen à 5 ans inférieur à 1 %. Le temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) de survie médian pour un stade limité est de 20 mois, avec un taux de survie à 5 ans de 20 %.

Selon le National Cancer Institute, l'âge médian d'incidence du cancer du poumon est de 70 ans, et l'âge médian de décès par cancer du poumon est de 71 ans.

Arrêter de fumer (Fumer est une pratique consistant à brûler une substance pour en inhaler la fumée par la bouche ou le nez.) au moment du diagnostic améliore le pronostic, surtout si le cancer est à un stade précoce (taux de survie à cinq ans de 63 à 70% après la date du diagnostic) et moindrement pour un stade plus avancé (Ceux qui continuent à fumer n'ont alors que 29 à 33 % de chances de survivre cinq ans après la date du diagnostic).

Suivi des patients après traitement

Il n'existe pas de modalités standardisées de surveillance des patients ayant été traités pour un cancer bronchique. Compte tenu de la faible efficacité des traitements actuellement disponibles en cas de rechute, la question est de savoir s'il est intéressant de dépister précocément une rechute de la maladie, pour administrer à temps un traitement pouvant améliorer la survie des patients. Les modalités de surveillance comprennent l'examen clinique, la radiographie (La radiographie est l'ensemble des techniques permettant de réaliser des clichés à l'aide de rayons X des structures internes d'un patient ou d'un composant mécanique (la...) thoracique, le scanner (Un scanneur, ou numériseur à balayage est l'équivalent du terme anglais scanner, qui vient du verbe anglais to scan, signifiant...) thoracique, la fibroscopie bronchique. La pratique de ces examens et leur rythmicité est très variable (En mathématiques et en logique, une variable est représentée par un symbole. Elle est utilisée pour marquer un rôle dans une formule, un prédicat ou un algorithme. En statistiques,...) en fonction des équipes médicales, mais aussi du type et du stade de la maladie traitée, et du traitement préalablement administré.

Histoire

Le cancer du poumon n'était pas fréquent avant l'arrivée de la cigarette ; il n'a même pas été identifié comme une maladie distincte jusqu'à 1761. Divers aspects du cancer du poumon ont été décrits plus à fond en 1810. Les tumeurs malignes du poumon ne faisaient que 1 % de tous les cancers vus à l'autopsie (L'autopsie (ou examen post-mortem ou nécropsie) est l'examen médical des cadavres. Le terme vient du grec « Le voir de vos propres...) en 1878, mais étaient montés à 10–15 % au début du XXe siècle. Le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de cas cités dans la littérature médicale mondiale ne s'élevait qu'à 374 en 1912, référence citée dans, mais une revue des autopsies montre que l'incidence du cancer du poumon a augmenté de 0,3 % en 1852 à 5,66 % en 1952. En Allemagne en 1929, le médecin (Un médecin est un professionnel de la santé titulaire d'un diplôme de docteur en médecine. Il est chargé de soigner les maladies, pathologies, et blessures de ses patients. Son métier est intimement lié...) Fritz Lickint reconnut le lien entre tabagisme (Le tabagisme est le fait de consommer du tabac, produit manufacturé élaboré à partir de feuilles séchées de plantes appartenant à la famille des Solanacées et...) et cancer du poumon, ce qui conduisit à une campagne (La campagne, aussi appelée milieu rural désigne l'ensemble des espaces cultivés habités, elle s'oppose aux concepts de ville,...) anti-tabac agressive. L'Étude des médecins britanniques, publiée dans les années 1950, était la première preuve épidémiologique solide du lien entre le cancer du poumon et le tabagisme. Le résultat est en 1964 que le Surgeon General of the United States (Le United States est un paquebot construit en 1952 ; il est le plus grand jamais construit aux États-Unis, et toujours le plus rapide à ce jour.) recommande aux fumeurs de s'arrêter de fumer.

Le lien avec le radon (Le radon est un élément chimique du tableau périodique de symbole Rn et de numéro atomique 86. C'est un gaz rare, radioactif, d'origine...) a été reconnu pour la première fois chez les mineurs de l'Erzgebirge (Allemagne), près de Schneeberg, Saxe. L'argent (L’argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du latin Argentum — et de numéro atomique 47.) a été exploité dans cette région depuis 1470, et ces mines sont riches en uranium (L'uranium est un élément chimique de symbole U et de numéro atomique 92. C'est un élément naturel assez fréquent : plus abondant que...), avec ses descendants, dont le radium (Le radium est un élément chimique de symbole Ra et de numéro atomique 88.) et le radon. Les mineurs étaient atteints d'une quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la valeur d’une...) exceptionnelle de maladies du poumon, finalement reconnues comme cancers du poumon dans les années 1870. On estime à 75 % le nombre d'ex-mineurs morts du cancer du poumon. Malgré cette découverte, l'activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) minière a continué jusqu'aux années 1950, en raison de la demande de l'URSS en uranium.

La première pneumonectomie réussie pour le cancer du poumon a été réalisée en 1933.

La radiothérapie (La radiothérapie est une méthode de traitement locorégional des cancers, utilisant des radiations pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur...) palliative a été utilisée depuis les années 1940.

La radiothérapie radicale, utilisée dès les années 1950, a été une tentative pour utiliser de plusieurs doses de radiation (Le rayonnement est un transfert d'énergie sous forme d'ondes ou de particules, qui peut se produire par rayonnement électromagnétique (par exemple : infrarouge) ou par une désintégration (par...) chez les patients à un stade relativement précoce du cancer du poumon, mais inopérables.

En 1997, la radiothérapie continue hyperfractionnée accélérée a été considérée comme une amélioration de la radiothérapie radicale conventionnelle.

Pour les carcinomes à petites cellules, les premiers essais de résection chirurgicale des années 1960, et de radiothérapie radicale n'ont pas eu de succès. Dans les années 1970, des combinaisons de chimiothérapie (La chimiothérapie est l'usage de certaines substances chimiques pour traiter une maladie. C'est une technique de traitement à part entière au même titre que la chirurgie. La...) efficaces ont été mises au point (Graphie).

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