Bene Gesserit - Définition

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Organisation

Le Bene Gesserit est un ordre matriarcal, exclusivement composé de femmes.

Il y existe plusieurs rangs au sein de l'ordre :

  • Acolyte
  • Sœur
  • Révérende Mère
  • Mère supérieure (Rectrice)

En outre, certaines Révérendes Mère obtiennent le titre de « Mère du Kwisatz Haderach » : en effet, celles-ci sont sélectionnées par la Mémoire Seconde pour prendre une part active dans la recherche de ce sur-être.

Les femmes du Bene Gesserit sont organisées en fonction de leur « utilisation » par l'ordre. Ainsi certaines sont autorisées à procréer avec des membres précis des lignées des grandes maisons du Landsraad. D'autres sont utilisées plutôt pour leurs qualités génétiques : force physique, endurance, mémoire, etc.

Il existe des sous-ordres secrets, dont les « organisatrices » de la recherche génétique autour du Kwisatz Haderach.

Litanie contre la peur

Méthode d'autosuggestion pour s'affranchir d'une peur ou d'une angoisse irraisonnée, la Litanie contre la peur a été développée en des temps anciens par une sœur et fut transmise depuis de génération en génération. Dame Jessica l'a apprise à son fils, Paul Atréides. Ce dernier l'utilisa, entre autres, sur Caladan, quand la Révérende Mère Gaius Helen Mohiam vint tester son humanité.

La Litanie, similaire dans son esprit à un mantra, est récitée mentalement par le bénéficiaire :

« Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi. »

Disciplines Bene Gesserit

Les membres du Bene Gesserit ont, après leur initiation, accès un enseignement spécifiques très poussé, ainsi qu'à plusieurs disciplines et capacités spéciales, qui font d'elles des adversaires autant craintes que respectées. Ces diverses connaissances ont été développées, modifiées et codifiées jalousement au fil des millénaires par les Sœurs, et demeurent un des secret les mieux gardés de l'Ordre. L'importance et la valeur du Bene Gesserit par rapport aux autres autres factions qui s'agitent dans l'Imperium vient en grande partie de cet enseignement. Preuve de leur valeur, leurs ennemis leur ont attribué le surnom de Sorcières du Bene Gesserit.

Aptitudes physiques

Parmi les enseignements Bene Gesserit figure l'entrainement physique prana-bindu. Ce terme recoupes diverses techniques visant à développer les capacités physiques et nerveuses (muscles du corps et réponse nerveuse pour un rendement musculaire optimum et des réflexes ultra-rapides). Cet entrainement spécial à pour conséquence de donner aux Révérendes Mères un art de combat mortel, qui fait appel à l'hypersensibilité et à la maitrise totale de tous les muscles du corps ainsi que des réactions nerveuses. Les Sœurs poursuivent cet entrainement de manière méthodique tout au long de leur vie active, ce qui fait d'elles des combattantes au corps-à-corps redoutables, égales aux guerriers Fremens ou aux Sardaukars de l'Empereur.

Aptitudes sensorielles

Dès leur plus jeune age, les acolytes du Bene Gesserit sont éduquées dans la « Manière » Bene Gesserit. Il s'agit d'un apprentissage qui développe et aiguise leurs cinq sens de façon extrême. Cela leur permettent d'acquérir une perception de leur environnement, un « sens » de l'observation inédit : une Bene Gesserit parfaitement entrainée sait reconnaitre à d'infimes détails, corporels ou gestuels (un tic nerveux, une goute de transpiration, un mouvement du corps qui passerait inaperçu en temps normal, une odeur particulière, une altération du ton ou de l'intonation de la voix, etc.), les motivations et les intentions d'un individu donné.

Une Sœur est en mesure de déterminer dans quelle direction va le cours des pensées de son interlocuteur, de connaitre son état d'esprit réel (ce qu'il « pense » réellement), s'il cherche à lui dissimuler quelque chose ou à l'orienter sur une fausse piste, si son discours est franc ou s'il lui ment, si ses intentions sont faussement pacifiques, s'il est nerveux (et tente de le cacher), ou encore s'il va user de violence contre elle.

En clair, les Sœurs sont formées à lire le « langage du corps » et des émotions chez une personne, et grâce à cet examen subtil, leur permettent d'anticiper et de s'adapter en une fraction de seconde à toute situation ou personne potentiellement dangereuse. De plus, cela leur permettent de deviner la vérité dans des propos trompeurs, ou enfin de soutirer une information chez une personne, sans qu'elle n'en ait rien dit par elle-même...

Les Sœurs sont aussi capables de détecter, par des signes secrets quasi imperceptibles, la présence de Danseurs-Visages du Bene Tleilax, ayant prit possession d'un individu et copiant son apparence. C'est une des raison de la crainte et de la haine du Tleilax envers les Sœurs.

Cette hypersensibilité sensorielle et l'un des points forts de l'Ordre : certaines Bene Gesserit parmi les plus douées sont spécialement formées en tant que « Diseuses de Vérité ». Celles-ci savent à coup sur détecter le mensonge ou la vérité chez un individu, et sont de ce fait fort prisées pour leurs capacités. C'est la raison pour laquelle, durant l'age de l'Imperium, qu'une Diseuse de Vérité se trouvait toujours au côté de l'Empereur au sein de sa suite, comme la Révérende Mère Gaius Helen Mohiam qui officiait pour l'Empereur Padishah Shaddam IV. Cette proximité avec le pouvoir renforce par ailleurs la prédominance de du Bene Gesserit dans la société de l'Imperium.

Les Bene Gesserit sont également capables, par une observation fine de leu environnement, comme par exemple l'examen de la structure d'une pièce ou de sa forme particulière, de la propagation des flux d'airs ou des sons dans celle-ci, de déterminer s'il existe des passages secrets ou dissimulés dans cet endroit, ou bien si des personnes y sont cachées (dans un faux plafond, un faux mur ou autre), en train de les épier ou se préparant à agir contre elles.

Il convient d'ajouter que le Bene Guesserit a développé des techniques de mémorisation individuelle pour le stockage d'informations, la captation/retranscription verbale de propos entendus (la transe mémorielle), qui assurent à leurs messagères une parfaite efficacité et une sécurité accrue durant leur mission.

Tous ces talents font des adeptes du Bene Gesserit des êtres particulièrement adaptés à la pratique de l'espionnage, aussi bien dans la collecte active d'informations ou d'infiltration, mais également lors d'actions de contre-espionnage. Des acolytes sont parfois entrainées dans ce but, pour « noyauter » des organisations concurrentes ou tout groupe qui les intéressent.

Chimie interne

Les Bene Gesserit contrôlent également parfaitement leur biochimie et peuvent modifier à volonté leur chimie interne, pour, entre autres, contrer des maladies, des infections diverses ou résister à une douleur intense ou à un état de fatigue en cas d'effort soutenu. Elles sont aussi capable, par exemple, suite à un rapport sexuel non protégé, de décider d'avoir un enfant ou non, et peuvent même choisir son sexe, en procédant à de légères modifications biochimiques. Autre capacité étonnante liée à ce contrôle absolu de leur chimie, elles sont capables de déterminer avec précision les divers éléments composant un plat ou une boisson ingurgitée, et peuvent neutraliser ou annuler les effets de chaque élément indépendamment du reste (par exemple, si un poison est ajouté dans leur nourriture, elles peuvent en annuler les effets toxiques sans subir de dommages).

Ce contrôle de la chimie interne est par ailleurs primordial à une sœur Bene Gesserit pour passer au statut de « Révérende Mère ». Cette étape importante et dangereuse dans la vie d'une adepte de l'Ordre est ritualisée par une cérémonie appelée l'Agonie de l'épice : les candidates ingèrent l'eau de la vie, un poison violent qu'elles doivent neutraliser (celui-ci résulte de la noyade d'un « petit » ver des sables dans l'eau). La maitrise de sa biochimie interne permet à la postulante de transformer la substance toxique en une drogue qui lui donne accès à la mémoire seconde (voir plus bas). Beaucoup de sœurs décèdent lors de ce rituel dangereux dans des souffrances atroces.

Un des risques de ce rituel peut surgir si la sœur qui s'y adonne est enceinte au moment de l'Agonie : le fœtus risque alors d'être éveillé à la conscience prématurément et de partager la mémoires seconde que sa mère acquiert lors de ce rituel. Celui-ci risque alors d'être « possédé » par ces vies anciennes femelles et mâles, ne possédant pas de psyché suffisamment solide. Il devient un « pré-né », une « Abomination » dans le jargon des Sœurs, qui interdissent à tout prix ce genre de pratique. C'est pourtant ce qui arrivera à Alia Atréides, éveillée à la conscience lors de l'agonie de l'épice de sa mère, Dame Jessica Atréides.

Mémoire seconde

Si une des Révérendes Mère survit à l'Agonie de l'épice, elle a désormais accès à la Mémoire Seconde, une formidable « mémoire collective » interne (une mémoire génétique). Cette mémoire ancestrale remonte jusqu'au début de l'humanité et rassemble tous les ancêtres de la Révérende Mère, mais uniquement du côté féminin, avec tous leurs souvenirs, de génération en génération. Ces ancêtres femelles, mortes depuis bien longtemps, continuent à « vivre » dans l'esprit de la Révérende Mère, sous la forme d'une « présence » dans son esprit, le « flot intérieur » ou le « flot simultané », comme l'appellent les Sœurs.

Une Révérende Mère peut alors « puiser » à volonté dans ce gigantesque réservoir mémoriel et sélectionner à loisir chacun des souvenirs particuliers que possèdent les « vies » présentes en elle, et que la Révérende Mère souhaite consulter ou voir par elle-même : par exemple, un évènement passé bien particulier, depuis longtemps oublié (une naissance, une guerre, une cérémonie, etc.), une information précise qui peut ne plus exister (contenue ou dans un livre détruit il y a bien longtemps, ou dans l'histoire orale d'un peuple), ou encore un lieu ou un objet particulier que l'une de ses « vies » a vu ou possédé. Il est même possible pour la Révérende Mère de « voir » une personne décédée depuis années, des siècles, voire des millénaires, de pouvoir contempler son aspect, voir ce qu'elle faisait ou entendre ce qu'elle disait, comment elle s'exprimait, etc.

Chaque Révérende Mère peut aussi « communiquer » par la pensée avec les « vies » qu'elle a en elle. Par ce dialogue mental elle peut recevoir un avis sur une question ou un problème particulier, selon la personnalité que la Révérende Mère sélectionne. Parfois, ces présences s'imposent d'elles-mêmes à l'esprit de la Révérende Mère, comme par exemple pour la prévenir en cas de danger imminent, pour lui donner une information vitale, mais aussi lorsqu'un « débat » agite la communauté présente dans son esprit (une personne en particulier ou plusieurs) sur un sujet particulier, une pensée ou une décision de la Révérende Mère...

À noter que, contrairement a un « pré-né » (et a plus forte raison à un pré-né étant devenu une Abomination), la Révérende Mère garde toujours un contrôle total sur les « vies » qu'elle renferme, et ne court pas le risque d'être dominée par cette multitude intérieure, ou même par un individu unique, seul mais puissant ou influent, au sein de cette multitude (à la différence d'Alia Atréides, dominée par l'esprit de son grand-père le baron Vladimir Harkonnen).

Avant de mourir, une Révérende Mère a pour devoir de transmettre sa mémoire seconde à une autre Révérende Mère, par le biais du « partage » : les deux Sœurs se touchent le front, et fusionnent en cet instant leur psyché. La révérende Mère mourante « déverse » alors ses souvenirs dans l'esprit de l'autre Révérende Mère, ainsi que les vies qu'elle abritait. Le partage accompli, la Sœur sera elle aussi contenue en tant que présence psychique dans d'esprit la révérende Mère ayant accepté le partage, et fera partie de ses vies intérieures.

Dans l'histoire du Bene Guesserit, il est arrivé exceptionnellement, pour parer un danger extrême menaçant la survie même de l'Ordre, que les Sœurs soient obligées de pratiquer le rituel du « partage » de masse. Le but était de contrecarrer la mort d'un trop grand nombre de Révérendes Mères en même temps, et ainsi d'éviter la perte irrémédiable de tous leurs souvenirs et leurs lignées ancestrales. Cette pratique, que les Sœurs nomment Extremis Progressiva, a notamment été utilisée lors de l'attaque par les forces des Honorées Matriarches, revenues de la Dispersion, des planètes du Bene Guesserit.

La Voix

Les adeptes du Bene Gesserit possèdent également une arme étonnante et unique, la Voix. Toute Révérende Mère est entrainée à soumettre une personne en utilisant certaines harmoniques de sa voix, qui paralysent ou subjuguent un individu. Au préalable, la Révérende Mère doit étudier la cible pendant un moment, c'est-à-dire qu'elle doit collecter suffisamment d'informations sur la personnalité de cette dernière afin de pouvoir employer la Voix de manière optimale contre elle (dialogue et observation directe de la cible).

La victime de la Voix, si elle n'est pas préparée à subir cette attaque, est sous la domination totale de la Révérende Mère pendant quelques secondes, et obéit de manière forcée à ses commandements. Même chez des individus préparés à subir la Voix à pleine puissance, l'expérience est souvent difficile à endurer.

À noter que la Voix, pouvant être utilisée de manière violente, peut l'être également de manière plus subtile, afin de charmer un individu, ou bien pour lui faire accepter en « douceur » un point de vue ou une décision favorable à la Révérende Mère. On peut voir ici une similitude avec les capacités de persuasion surnaturelles des Maitres Jedi.

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