Abbaye Saint-Étienne de Bassac | |||
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Latitude Longitude | |||
Pays |
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Région | Poitou-Charentes | ||
Département | Charente | ||
Ville | Bassac | ||
Culte | Catholique romain | ||
Type | Abbaye | ||
Début de la construction | XIe siècle | ||
Fin des travaux | XIIIe siècle | ||
Style(s) dominant(s) | Gothique | ||
Protection | classée MH 10 décembre 1880 | ||
Site internet | Consulter | ||
Localisation | |||
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L'abbaye Saint-Étienne de Bassac, située à Bassac (Charente), était une abbaye bénédictine fondée au début tout début du XIe siècle dans le diocèse de Saintes.
L'abbaye Saint-Étienne de Bassac aurait eu pour fondateurs en 1002 Wardrade Lorichès, comte de la Marche et premier seigneur connu de Jarnac et sa femme Rixendis à leur retour d'un pèlerinage à Rome. Tous deux ont leur sépulture dans l'église de Bassac. La charte signée à Rome en présence de Guillaume Taillefer, comte d’Angoulême, est parvenue jusqu'à nous :
moi, Wardrade, sus-désigné, je donne au Seigneur Dieu et aux dits habitants du monastère Saint-Etienne de Bassac et à leurs successeurs, à perpétuité, ma forêt de Marive, prés, boqueteaux et jardins, eaux et moulins, et tout ce qui l’entoure et m’appartient. De même, le bourg où est situé le monastère et toute la terre qui l’environne, paroisse et dîme, les revenus, toutes les coutumes, les maisons (...). Aymard sera le premier abbé, accompagné de vingt moines bénédictins de l’abbaye Saint-Cybard. Elle a été consacrée vers 1015 par Grimoard, évêque d'Angoulême, et son frère Iso, évêque de Saintes. Elle est dédiée à Notre-Dame, saint Étienne premier martyr et aux saints apôtres Pierre et Paul.
Rattachée en 1092 à l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély, elle redevient libre en 1246. Elle avait droit de justice sur Bassac.
L'abbaye a souffert durant la guerre de cent ans : le comte de Derby la saccage une première fois. Les moines la fortifient en perçant les murs des communs de meurtrières. Puis elle a été restaurée sous Guillaume de Vibrac, abbé de 1247 à 1286.
Elle est pillée par les troupes anglo-gasconnes en 1434 Les habitants du village et de l’abbaye sont dispersés ou faits prisonniers. Découragé, ou ne se sentant pas l’homme de la situation, Pierre-Bernard III résigne sa charge en 1450. Elle est restaurée et fortifiée sous Henri de Courbon, abbé de 1451 à 1476 qui reconstruit également le logis de l'abbé et le cloître.
En 1516, l'abbaye passe sous le régime de la commende.
Elle est à nouveau pillée, par les Protestants cette fois, en 1564 puis assiégée et pillée par les Catholiques au moment de la bataille de Jarnac en 1569.
En 1666, l'abbaye est affiliée à la nouvelle congrégation bénédictine de Saint-Maur, c'est à cette époque que sont entrepris de vastes travaux de reconstruction des bâtiments conventuels.
A la Révolution française, les moines peu nombreux sont chassés, les bâtiments vendus comme biens nationaux et l'abbatiale devient l'église paroissiale. On peut lire sur sa façade romane une inscription de la phrase de Robespierre: Le peuple français reconnait l'être suprême et l'immortalité de l'âme.
En 1947, la Congrégation des frères missionnaires de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus, fondée par le père Gabriel Martin, rachète progressivement les bâtiments conventuels de l'ancien monastère et les restaure. L'ancienne salle capitulaire mauriste devient la chapelle Sainte-Thèrèse. L'Abbaye de Bassac est aujourd'hui la maison-mère de la congrégation.