Clé USB - Définition

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Une clé USB SanDisk de type U3
Une clé USB SanDisk de type U3

Une clé USB (ou clef USB) est un dongle contenant une mémoire de masse (une mémoire flash ou un mini disque dur), à laquelle on peut accéder en le branchant sur un port USB d’ordinateur ou, plus récemment, de certaines chaînes Hi-Fi ou platines DVD de salon.

Description et fonctionnement

Les clés USB sont alimentées en énergie par la connexion USB de l’ordinateur sur lequel elles sont branchées. Donc, les clés USB ne nécessitent généralement pas de batteries ou de piles. Elles sont insensibles à la poussière et aux rayures, contrairement aux disquettes, aux CD ou aux DVD, ce qui leur donne un indéniable avantage au niveau de la fiabilité. Les clés actuelles sont en format USB 2.0. Les clés USB sont relativement standardisées, cependant, certaines ne sont pas compatibles avec certains systèmes d’exploitation, nécessitant l’installation d’un pilote.

La capacité d’une clé USB peut varier de quelques mégaoctets à quelques gigaoctets. Au début de 2008, les clés les plus populaires ont 1, 2 ou 4 gigaoctets, et jusqu’à 32 gigaoctets pour les plus chères. La capacité réelle est légèrement inférieure à celle qui est annoncée (voir explications).

On trouve maintenant des clés USB basées sur des mini disques durs (voir Microdrive). Ces clés affichent des capacités encore plus importantes pour des prix plus raisonnables. Ces clés sont aussi alimentées par le bus USB. Par rapport aux clés USB à mémoire flash, leurs débits sont généralement meilleurs mais les temps d’accès sont plus longs. Elles sont aussi un peu plus fragiles et peuvent chauffer en cas d’utilisation intensive. De plus, leur taille est légèrement plus grande mais elles tiennent toujours facilement dans la poche.

En théorie, la mémoire flash est censée conserver ses données pendant dix ans[réf. nécessaire]. En pratique, les clefs USB sont extrêmement fiables. Les cas de pertes de données sont souvent dus :

  • erreur de manipulation de la part de l’utilisateur ;
  • clé cassée, celle-ci dépassant du PC quand elle est branchée ;
  • problème logiciel avec un système d’exploitation fermé.

Certaines clés sont couplées avec :

  • un lecteur capable de restituer les fichiers musicaux qu’elles contiennent, notamment en format MP3, devenant ainsi des baladeurs numériques miniatures (clé avec pile AAA plus écouteur pèse environ 60 grammes) ;
  • un syntoniseur FM, avec éventuellement la possibilité d’en enregistrer le flux dans la mémoire intégrée ;
  • un micro, les sons qu’il capte étant enregistrés dans la mémoire intégrée, faisant alors office de dictaphone ;
  • un indicateur externe permettant d’évaluer quel pourcentage de la mémoire est utilisée.

On trouve aussi des clés USB dans certains couteaux suisses.

Il est fréquent qu’une clé offre deux partitions, une publique et une dont l’accès est soumis à un mot de passe. La clé peut alors contenir, en toute sécurité, des données confidentielles que l’on tient à garder sous la main (paramètres de connexion Lotus Notes, portefeuille de mots de passe, courrier électronique, etc.).

Systèmes d’exploitation compatibles

  • Windows à partir de sa version ME (Millenium) en natif (l’utilisation d’une clé USB nécessite l’installation d’un pilote sous Windows 98 SE)
  • Mac OS 9.1 ou supérieure
  • Linux avec un noyau postérieur à 2.4

Si le firmware le permet, certains ordinateurs ont la possibilité de démarrer une distribution Linux Live, c’est-à-dire un système d’exploitation exécutable depuis un support amovible, à partir d’une clé USB, à l’image de Shinux, Flonix, Damn Small Linux ou la Mandriva Flash. En 2008, Windows ne sait pas le faire.

Lorsque le firmware ne le permet pas, on contourne le problème en démarrant depuis un CD-ROM contenant des pilotes USB permettant à leur tour une émulation de démarrage sur la clé (voir par exemple Flonix). Cette manipulation n’est possible qu’avec un Bios ou un EFI, et non avec un Open Firmware.

À l’intérieur (64 Mio)

  1. Un connecteur USB mâle (type A).
  2. Un contrôleur Ours Technology Inc. OTi-2168 USB 2.0. Ce circuit implémente le contrôleur pour l’USB 2.0 et assure une interface entre des données transmises linéairement et la structure en blocs de la mémoire flash. Il permet d’éviter la gestion bas-niveau de la mémoire et contient un petit microcontrôleur RISC ainsi qu’un peu de RAM et de ROM. Les données sont transmises au Hynix (n° 4) via un bus de données/adresses sur 8 lignes.
  3. JP1 et JP2 : deux connecteurs avec 10 pins, principalement pour les tests et le débogage.
  4. Hynix Semiconductor HY27USxx121M, mémoire flash qui contient 4 096 blocs indépendants (chacun avec 16 kilooctets), soit 64 mégaoctets au total.
  5. Un oscillateur à quartz SKC Shin Chang Electronics cadencé à 12 MHz.
  6. Une DEL pour indiquer l’activité de la clé.
  7. Un interrupteur à deux positions pour protéger la clé en écriture.
  8. Une zone vierge prête à recevoir une autre mémoire flash pour offrir un modèle de 128 mégaoctets sans avoir à créer un autre schéma.

Autour de ces composants, on peut remarquer des condensateurs et des résistances.

Comparaison avec les autres mémoires de masse

Il est intéressant de comparer les clés USB avec les autres mémoires de masse comme les disquettes, les disques ZIP et les CD/DVD inscriptibles et réinscriptibles. Malgré leur popularité en baisse, les disquettes 3½ pouces et les disques Iomega Zip sont encore disponibles sur le marché.

Les disquettes sont aujourd’hui très peu utilisées à cause de leur faible capacité (1,44 Mo), de leur lenteur et surtout de leur inconstance. Les disquettes sont restées longtemps le moyen le plus populaire de stockage externe des fichiers, mais de plus en plus d’ordinateurs sont vendus sans lecteur de disquettes. Au contraire, très peu d’ordinateurs sont livrés sans interface USB. Les clés USB sont tout simplement plus rapides que les disquettes, contiennent plus de données, et ne nécessitent pas de lecteur spécifique. Si les disquettes n’ont pas encore disparu, c’est principalement pour leur facilité d’utilisation avec d’anciens systèmes d’exploitation (comme Windows 98, qui nécessite l’installation de pilotes pour l’utilisation d’une clé USB) et la facilité de démarrage. La gestion de l’USB est en effet complexe, donc relativement volumineuse en lignes de code, et conséquemment, elle n’est donc pas présente dans tous les BIOS.

Clé USB et logiciels intégrés

Avec l’augmentation de capacité des clés USB, il est maintenant possible d’installer des logiciels sur une clé USB et de se déplacer partout avec ses données et ses logiciels préférés.

Des sites Web commencent ainsi à proposer des " packs préconstruits " de logiciels payants ou gratuits en version installables sur une clé USB. Par exemple :

  • Framakey propose des packs de logiciels libres, modifiés par leur communauté pour fonctionner sur une clé USB[1].
  • PortableAPPS fournit des logiciels adaptés à une utilisation sans traces via une clé USB[2].
  • Suite Portable Hist-Géo propose une sélection de 80 logiciels indispensables, libres et freewares, classés par thèmes et fonctionnant sur une clé USB. Sont inclus de nombreux outils orientés histoire-géographie-cartographie. Ensemble gratuit en libre téléchargement. Aucune installation : les logiciels sont prêts à fonctionner[3].
  • ClefAgreg est un équivalent pour les mathématiques. C’est une clef USB autonome avec une panoplie de logiciels libres dédiés aux mathématiques (Scilab, Maxima, Giac/Xcas, Pari/GP…), elle comporte les logiciels libres utilisés à l’agrégation de mathématiques (épreuves orales, Camllight y compris pour l’épreuve d’informatique de l’option D). Bâtie à partir d’une Debian Etch, elle peut se booter directement ou à l’aide d’un CD pour les ordinateurs trop vieux[4].
  • Freewaooh MoveSoft est sans doute la compilation de logiciel (libres et freewares) la plus complète. De la bureautique, en passant par la programmation ou le DAO, c’est plus de 60 logiciels qui y sont embarqués[5].
  • LiberKey la compilation portable de (logiciels libres et freewares). Elle regroupe plus de 200 logiciels directement exécutables sans aucune installation préalable et tout tient sur une clé USB de 512 Mio[6].
  • MoveSoft-IT est une compilation spécialement crée pour les administrateurs réseaux et systèmes afin de les aider dans la gestion de leur parc informatique. Cette compilation reprend des outils de maintenance pour Microsoft Windows, des outils de connexion à distance, des outils de test, d'optimisation, etc. [7].
  • On peut aussi installer une distribution Linux sur clé USB :

Apparitions

  • Dans l’émission télévisée Salut les Terriens, créée et présentée par Thierry Ardisson, ce dernier lance les vidéos en connectant une clé USB à un hub. C’est cette connexion qui, en régie, déclenche le lancement du sujet enregistré.
  • Depuis peu, certains artistes utilisent la clé USB comme support pour leurs albums : Bubblies.
  • Le 27 septembre 2007, lors du Grenelle Environnement, ce sont des clés USB qui ont été choisies comme support pour le rapport de 1 000 pages qui a été remis par les six groupes de travail au ministre de l’écologie français Jean-Louis Borloo, ceci de manière symbolique, afin de montrer que, par respect pour l’environnement, il est nécessaire d’économiser le papier[8].
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