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Acorus calamus | |||||||||
Classification classique | |||||||||
Règne | Plantae | ||||||||
Division | Magnoliophyta | ||||||||
Classe | Liliopsida | ||||||||
Ordre | Arales | ||||||||
Famille | Acoraceae | ||||||||
Genre | Acorus | ||||||||
Nom binominal | |||||||||
Acorus calamus L., 1753 |
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Classification phylogénétique | |||||||||
Ordre | Acorales | ||||||||
Famille | Acoraceae | ||||||||
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L'acore odorant (Acorus calamus) ou jonc odorant est une plante herbacée aquatique, pérenne, rhizomateuse de la famille des Acoracées.
Ses autres noms vernaculaires sont : roseau aromatique, acore vrai, canne aromatique.
Les feuilles sont linéaires. L'inflorescence est constituée d'un spadice portant de minuscules fleurs verdâtres et d'un spathe qui ne diffère guère des feuilles.
Originaire d'Asie, cette espèce est naturalisée en Europe mais n'y produit pas de fruits.
Il contient du beta-Asaron, (jusqu´à huit dizième suivant la provenance), qui est cancérigènes et influent négativement sur la fécondité. Il est à noter que la variété Americanus ne contient pratiquement pas de beta-Asaron alors que les plantes en provenance d'Inde ont la plus forte concentration.
Cependant, malgré une utilisation ancestrale, en Inde, la plante entière n'a jamais été responsable d'aucun cancer.[1]
Les Tartares l'employaient pour désinfecter leur eau de boisson.[2]
Par distillation on peut extraire des rhizomes une huile essentielle utilisée aussi en parfumerie.
Dans certains pays, il est utilisé pour parfumer la bière ou l'eau-de-vie.[2]
La plante est réputée éloigner les punaises et donc de bien protéger les fourrures.[2]
La plante est cultivée dans les régions marécageuses et le long des cours d'eau en Europe orientale, seuls les rhizomes sont employés. Récolté au printemps et à l'automne et séché à l'ombre, l'acore odorant est un tonique amer qui stimule les glandes digestives. Employé en tisane, il est efficace contre tous les troubles gastriques tels que les ballonnements, les nausées, les brûlures gastro-oesophagiennes.
C'est aussi une plante apéritive, il est possible d'en faire une liqueur : 100 g de rhizome séché, 1/2 l d'alcool, 1/2 l d'eau ; agiter et filtrer au bout d'une semaine.
Au Canada, certains Indiens en chiquent les rhizomes pour leurs effets stimulants et thérapeutiques. À forte dose, il peut provoquer des hallucinations visuelles.[3]