Une molécule prometteuse pour traiter le lupus
Publié par Adrien le 03/09/2019 à 08:00
Source: CNRS INC
Le lupus, une maladie auto-immune, est induit en partie par des protéines, les interférons, qui sont produites par le système immunitaire de façon aberrante. Des scientifiques du Laboratoire de chimie et biochimie pharmacologiques et toxicologiques (CNRS/Université Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les confluents de la Marne et...) Descartes) et de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études...) de Ulm en Allemagne ont identifié une molécule (Une molécule est un assemblage chimique électriquement neutre d'au moins deux atomes, qui peut exister à l'état libre, et qui représente la plus petite...) capable d'inhiber les interférons et ainsi de contrôler la progression de la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.). Ces résultats sont publiés dans la revue Science Advances.

À l'heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur elle-même, l'instant (l'« heure qu'il est »), y...) actuelle, il n'existe aucun traitement satisfaisant pour les patients atteints de lupus. Cette maladie auto-immune (Les maladies auto-immunes sont dues à une hyperactivité du système immunitaire à l'encontre de substances ou de tissus qui sont normalement...) touche au moins 5 millions de personnes dans le monde (Le mot monde peut désigner :), principalement des femmes, et peut affecter plusieurs organes (articulations, peau (La peau est un organe composé de plusieurs couches de tissus. Elle joue, entre autres, le rôle d'enveloppe protectrice du corps.), reins, coeur, etc.) avec des symptômes variés. Elle se caractérise par une activation (Activation peut faire référence à :) chronique des cellules immunitaires conduisant à une production aberrante d'interférons. Ces derniers sont des protéines extrêmement puissantes et indispensables pour lutter contre les tumeurs, les virus (Un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise les constituants pour se multiplier. Les virus existent...) ou les bactéries (Les bactéries (Bacteria) sont des organismes vivants unicellulaires procaryotes, caractérisées par une absence de noyau et d'organites. La plupart des bactéries possèdent une paroi cellulaire...), mais elles peuvent déclencher des maladies auto-immunes, comme le lupus, lorsqu'elles sont produites chroniquement. Une équipe internationale, dirigée par des scientifiques du Laboratoire de chimie (La chimie est une science de la nature divisée en plusieurs spécialités, à l'instar de la physique et de la biologie avec lesquelles elle partage...) et biochimie pharmacologiques et toxicologiques (CNRS/Université Paris Descartes), a identifié une petite molécule chimique très puissante capable d'inhiber la production d'interférons et donc l'inflammation (Une inflammation est une réaction de défense immunitaire stéréotypée du corps à une agression : infection, brûlure, allergie…).

Les scientifiques ont d'abord identifié une protéine (Une protéine est une macromolécule biologique composée par une ou plusieurs chaîne(s) d'acides aminés liés entre eux par des liaisons peptidiques....) présente à la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière...) des cellules immunitaires, appelée CXCR4, qui, en présence de ligands naturels, régule (Les régules sont des alliages d'étain ou de plomb et d'antimoine.) la production d'interférons dans un contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent. Le concept...) viral. Ils ont par la suite identifié IT1t, une petite molécule qui cible efficacement CXCR4. La preuve de concept validée in vitro avec des effets spectaculaires, le médicament (Un médicament est une substance ou une composition présentée comme possédant des propriétés curatives, préventives ou...) IT1t a été testé in vivo dans un modèle de lupus chez la souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant tout l’espèce commune Mus musculus, connue aussi comme animal de compagnie ou de laboratoire, mais aussi...): l'inflammation systémique (La systémique - du grec « systema », « ensemble organisé » - est une méthode scientifique qui applique la théorie systémique comme...) et la progression de la maladie ont été considérablement réduites. La molécule s'est aussi avérée efficace sur des cellules de patients atteints de lupus, confirmant ainsi l'immense potentiel de cette nouvelle option thérapeutique (La thérapeutique (du grec therapeuein, soigner) est la partie de la médecine qui étudie et applique le traitement des maladies.) dans le traitement de cette maladie.

Référence

Nikaïa Smith, Mathieu P. Rodero, Nassima Bekaddour, Vincent Bondet, Yasser B. Ruiz-Blanco, Mirja Harms, Benjamin Mayer, Brigitte Badder-Meunier, Pierre Quartier, Christine Bodemer, Véronique Baudouin, Yannick Dieudonné, Frank Kirchhoff, Elsa Sanchez Garcia, Bruno Charbit, Nicolas Leboulanger, Bernd Jahrsdörfer, Yolande Richard, Anne-Sophie Korganow, Jan Münch, Sébastien Nisole, Darragh Duffy, Jean-Philippe Herbeuval.
Control of TLR7-mediated type I IFN signaling in pDCs through CXCR4 engagement-A new target for lupus treatment
Science Advances - Juillet 2019
DOI: 10.1126/sciadv.aav9019
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